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vendredi 29 juin 2012

Le tour des buts


C’est le moment de faire un autre petit tour d’horizon de ce qui retient notre attention dans le monde du baseball. On y va à toute vitesse!

Yankees : Les pertes de Sabbathia et de Pettitte vont largement éprouver leur profondeur. L’enclos ne peut vraiment pas lâcher. Sabbathia, est entré cette saison dans sa zone à risque en raison de son poids. Lors de sa signature, j’avais dit trois bonnes saisons, ensuite ça sera un mystère. On est dedans (Le mystère).

Rangers : Pas mieux que les Yankees avec Colby Lewis et Neftali Feliz sur la touche. Lewis reviendra après le match des étoiles. Ils ont de la profondeur dans la rotation. Alors on verra bien.

Chase Utley a fait un retour remarqué avec les Phillies. Un circuit à sa première présence au bâton cette saison. Son retour ne peut être que positif pour Philly. Mais le problème n’est curieusement pas en attaque. Cliff Lee rebondira t-il?

Le Canadien Joey Votto frappe pour .407 en juin. Un autre Canadien, le partant Ryan Dempster frappe pour .400. Oui je sais, en seulement 5 présences au bâton. Il connaît quand même une bonne saison comme lanceur avec les Cubs.

Russell Martin ne frappe que pour .193. Il a 8 circuits et 21 points produits. Défensivement, il est 3ème dans les majeures avec un excellent pourcentage d’efficacité de .996.

Dans la rivalité Boston-New York, on sait ce que peuvent faire Adrian Gonzalez et Mark Teixeira avec leur bâton. Ajoutez leur gant! Aucun d’eux n’a commis d’erreur au premier but jusqu’à présent.

Toujours au domaine des gants, José Bautista domine les voltigeurs de l’Américaine avec 9 assistances. Jason Kubel des Diamondbacks de l’Arizona mène au chapitre dans la Nationale avec le même nombre.

À propos de Bautista, il s’est replacé du côté de la puissance. C’est mauvais signe pour les lanceurs de l’Américaine.

Vous pensez que c’est terminé pour les Jays? Pas tout de suite. Ça viendra peut-être mais pour l’instant, ils ont encore une chance de nous offrir une belle course aux séries. Ricky Romero a connu un très mauvais mois de juin. Il me parait fragile entre les oreilles.

Dee Gordon des Dodgers de Los Angeles a volé autant de but que les Orioles de Baltimore au grand complet cette saison. Il en compte 24, tout comme les oiseaux.

Un autre grand mystère du baseball. Les Braves d’Atlanta ont perdu le partant Brandon Beachy pour le reste de la saison. Il dominait la Nationale avec une MPM de 2.00. Bien depuis qu’il n’est plus là, les lanceurs des Braves font beaucoup mieux.

Jason Vargas des Rockies du Colorado a donné 198 « fly balls ». Il est le meneur avec Colby Lewis. Vargas a donné 21 circuits. Lewis 15. Vous pensez que c’est un hasard?

Sont sur le marché d’ici la date limite des transactions du 31 juillet, Jim Thome, Zach Greinke et Ryan Dempster. Dempster peut-il aider les Jays? Greinke? Ça sera intéressant de voir comment les équipes vont bouger cette saison avec une équipe de plus en série par ligue. Il pourrait y avoir moins de vendeurs que d’acheteurs. Sûrement d’autres joueurs vont se joindre à la liste des joueurs disponibles.

J’ai le curieux pré-sentiment que les Pirates seront très dangereux d’ici la fin de la saison.

Jim Leyland est toujours le gérant des Tigers…On ne comprend pas vite M. Dombrowski!

À 3.5 matchs devant les Jackals du New Jersey, les Capitales de Québec sont à quelques victoires près de s’assurer le titre de la première demi saison. Ce qui leur vaudrait, un droit d’entrée pour les séries. Ils ont la meilleure attaque de la Can-Am, le deuxième meilleur monticule et la meilleure défensive. Un peu ordinaire les lanceurs dans le circuit de Miles Wolff cette saison.  



jeudi 28 juin 2012

La grande révélation!


Rassurez-vous. Je ne vais pas vous jeter en bas de votre chaise aujourd’hui. La grande révélation n’est pas un joueur hors du commun, ni une nouvelle façon de faire du baseball. Au contraire, je vous parle d’un vieil adage qui raconte que « The name of the game is pitching. » Vous voyez? Je ne vous invente rien de nouveau mais jusqu’à quel point vous y croyez? Vraiment y croyez?

Comment les Pirates de Pittsburgh 29ème pour les points marqués 28ème pour la moyenne au bâton, font pour tenir leur bout et se retrouver dans la lutte pour le premier rang dans la Centrale de la Nationale? Avec le troisième meilleur monticule des majeures, tout simplement. Comment les Nationals de Washington en font autant, 28ème pour les points inscrits, 25ème pour la moyenne au bâton? Avec le meilleur monticule des majeures. C’est tout simple n’est-ce pas? Les Rays de Tampa Bay sont 27ème pour la moyenne collective mais bien sûr, 5ème sur la butte. Les Rockies du Colorado marquent des points à un rythme fou. Ils sont 4ème autant à ce chapitre que pour la moyenne au bâton. Ce qui est excellent. Pas besoin de vous expliquer que leurs insuccès sont dus à un monticule très mauvais. Le 30ème et dernier.

Vous ne doutez pas de l’importance d’avoir de bons lanceurs, je sais. Mais combien important pour vous est cette partie de l’équation pour une bonne équipe? Voici les 10 premières équipes au monticule jusqu’à ce jour. Les Nationals, les Dodgers, les Pirates, les Angels, les Rays, les Rangers, les Giants, les Reds, les A’s et les Orioles. Regardez le classement, vous allez vite comprendre. Même les A’s avec un alignement très ordinaire évitent la catastrophe avec leur monticule. Pas de Yankees? Ils sont 11ème et leurs récents succès dépendent de leur rotation qui fait de mieux en mieux. Ce qui risque de ne peut-être pas durer par contre. Les Braves et les Diamondbacks jouent mieux. Parce que leur monticule qui était en bas des attentes depuis le début de la saison commence à s’approcher de ces mêmes attentes.

Pourquoi le monticule a-t-il autant d’importance dans l’équation pour avoir une équipe compétitive? Tout simplement parce qu’une bonne rotation vous permettra d’éviter les séquences de défaites à répétition. Il y en aura une ou deux dans une saison ce qui est normal mais une équipe évitera qu’elles se répètent une ou deux ou trois fois de trop. Une bonne rotation vous gardera dans le match. Ça deviendra difficile pour les frappeurs adverses dans une série de trois ou quatre matchs de vous affronter chaque soir de cette même série. Si les bons frappeurs ne frappent que pour .300, c’est l’évidence même que les lanceurs ont l’avantage. L’attaque prend tout son sens dans les duels de lanceurs. Que votre équipe frappe pour .325 ou pour .250 n’a pas d’importance. Si votre lanceur qui a l’avantage sur les frappeurs adverses est plus solide et durable physiquement et surtout entre les oreilles, seconder par un bon enclos, c’est l’équipe qui travaillera le mieux en attaque qui gagnera et non la plus dévastatrice. C’est aussi l’équipe qui évitera les erreurs défensive. Que l’équipe avec une offensive massue marque 12 points contre le 4ème partant d’une formation de deuxième ordre ne donne qu’une victoire au classement. Avoir gagné par 2-1 aurait eu le même résultat.  

mardi 26 juin 2012

Youkilis change de chaussettes, les Dodgers cherchent, Bauer arrive


Kevin Youkilis (Photo: AP)
Après avoir passé toute sa carrière avec les Red Sox de Boston, Kevin Youkilis se retrouve avec les White Sox de Chicago. Sa moyenne anémique à .233, les blessures et le gérant Bobby Valentine auront eu raison de lui à Boston. Mais il y a une autre raison; Will Middlebrooks qui frappe pour .326 avec 9 circuits et 14 points produits. Le jeune joueur de troisième but prend de plus en plus de place. Il est en bonne partie responsable du réveil offensif des Red Sox.

À Chicago, Youkilis n’aura plus la pression de produire à tout prix. Ni de répondre de chacun de ses gestes aux journalistes en relation avec son gérant. Il sera dans un alignement redoutable qui compte plusieurs frappeurs de puissance. Il apportera son leadership à une équipe qui compte déjà quelques bons leaders. C’est l’équipe parfaite pour lui cette saison. Il cadre très bien dans l’alignement. Il est un atout supplémentaire car il est excellent sous pression et il est mentalement très solide. À Chicago, il pourra remettre le focus sur les vraies choses. Ce qui n’était plus possible à Boston.

Dans la transaction, les Red Sox, ont acquis Brent Lillebridge. Il sera un bon joueur d’utilité à Boston. Ils ont aussi mis la main sur Zach Stewart. Le jeune lanceur droitier n’a pas fait de merveilles dans les majeures. Toutefois, ça demeure un talent à développer. Bref, un long-shot. Ça démontre que Youkilis n’avait plus beaucoup de valeur.

Les Dodgers l’ont échappé

Pendant ce temps, les Dodgers de Los Angeles cherchent toujours un bâton solide pour protéger André Ethier. Sans Matt Kemp, Ethier voit moins de bons tirs, même si Kemp frappait devant lui. Ethier est devenu le seul frappeur à redouter de l’alignement. Youkilis était dans les rumeurs mais il leur faudra se rabattre sur un autre joueur. L’attaque des Dodgers commencent sérieusement à se ressentir de la perte de Kemp.

Bauer entre dans le combat

En Arizona c’est jeudi que le phénomène, Trevor Bauer fera ses débuts dans les majeures. Le troisième choix au total en 2011, est reconnu pour sa façon peu orthodoxe de se préparer avant un match, de se réchauffer également avant une manche et…pour être un peu spécial entre les oreilles. Il a brûlé le AA et le AAA. Avec la perte de Joe Saunders, les Diamondbacks font appel à Bauer dans l’espoir de garder l’équipe dans le match le plus possible. Ils veulent aussi se donner des chances de l’emporter chaque fois qu’il sera au monticule. Ce qui est mieux qu’une solution temporaire avec un lanceur de longue-relève, un vétéran usé ou un prospect lancé dans la bataille juste pour donner des manches en attendant.   

lundi 25 juin 2012

Le Super 5 Passion Baseball


Toute une semaine! Les Yankees et les Angels entrent, les Dodgers et les Nationals sortent en raison de leur inertie en offensive. Ils n’ont pas besoin de grand-chose pour nous convaincre qu’ils peuvent revenir dans notre classement. Ils ont la pièce maitresse, le monticule. Mais pour l’instant, après deux semaines très moyennes, on ne peut pas les garder ici. Les Rays sont aussi très sérieusement en danger. Ça pousse très fort derrière. Toutes les équipes dans le collimateur jouent du gros baseball. Les Pirates de Pittsburgh se font voir dans le radar. 29ème pour les points marqués depuis le début de la saison, ils en ont marqué plus que les Rangers en juin. Leur monticule est incroyable. Si l’attaque se met de la partie, surveillez-les! Voilà le classement pour cette semaine.

1 – Rangers du Texas. Ils sont indélogeables. Une toute petite période creuse tout à fait normal depuis le début de la saison. Ils se sont remis en marche et, à moins de blessure successives à des joueurs clés, ou d’un véritable effondrement, il semble que personne ne les délogera de la tête du Super 5 d’ici le match des étoiles. Incroyables en attaque, solides sur la butte, bons en défensive. Feldman a fait le travail, Darvish et Harrison ont été très bons. Roy Oswalt a connu une excellente sortie également pour souligner son retour à la compétition.  Hamilton et Beltre ont produit en attaque. L’enclos a été impeccable. Que dire de plus? Toujours la meilleure équipe des majeures en ce moment.

2 – Rays de Tampa Bay: La perte d’Evan Longoria se fait de plus en plus sentir. Les Rays manquent de régularité. On arrive quand même à inscrire des points précieux pour aider le monticule. Malgré seulement 4 coups sûrs, ils ont pu vaincre les Phillies 3-2 sur un circuit opportun de 3 points de Pena. Ben Zobrist est, ce qu’ils ont de mieux en attaque par les temps qui courent. Joe Maddon a perdu Matt Joyce question d’ajouter un problème de plus. Le gérant doit jongler avec son alignement à tous les matchs pour trouver le moyen de faire produire son équipe. Sur la butte, David Price, a remporté deux victoires cette semaine. Encore une fois, leur monticule a très bien fait, même dans la défaite. Ils ont bien terminé la semaine avec deux gains dans un programme double face à Philly hier. La force de caractère de cette équipe est toujours impressionnante. Ils ne paniquent jamais. Ils n’ont peur de rien!
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3 – Angels de Los Angeles : En route depuis quelques semaines, la troupe de Mike Scioscia n’a pas vraiment besoin de présentation. Albert Pujols fait mieux mais il est encore loin de tout son potentiel. Les succès de l’équipe dépendent d’une très bonne rotation et de Mark Trumbo et Mike Trout. Ce dernier a réglé les problèmes au premier rang du rôle offensif. Le second est non seulement puissant mais il ajoute de la constance. Un gros point faible des Angels dans le passé. Torii Hunter fait du bon travail également. L’attaque demeure quand même incertaine. L’enclos était très douteux mais, c’est devenu un point fort. Ernesto Frieri n’a pas donné de point encore en 20.2 manches. Scott Downs maintien une moyenne de points mérités de 0.37, Jason Isringhausen a une nouvelle vie avec une MPM à 1.73 et Jordan Walden est efficace à 2.86 en 22.0 manches. Le reste de l’enclos est inquiétant mais ils peuvent s’en sortir avec ces 4 releveurs dans le moment. Suffit de bien utiliser les autres. Ils s’en tirent bien en défensive.

4 –  Reds de Cincinnati : Ils ont reçu la monnaie de leur pièce par les Indians de Cleveland en début de semaine. Ils se sont fait balayer à leur tour. Ça n’a pas empêché, Joey Votto, Scott Rolen et Brandon Phillips de frapper comme des machines. Les Reds forment une des meilleures offensives depuis un mois. Au monticule, on fait le chemin inverse. Les trois dernières semaines ont été nébuleuses. Johnny Cueto continu son bon travail, Mike Leake fait bien mais le reste de la rotation est en difficulté tout comme l’enclos qui est moins fiable. Une très mauvaise semaine au monticule laisserait vraiment perplexe sur cette équipe. Ils auraient besoin de nous convaincre à nouveau. 

5 – Yankees de New York : Ils ont profité comme à chaque année des Inter-ligues pour relancer leur équipe. Ce n’est pas une raison pour ne pas leur donner le mérite d’avoir très bien joué depuis le début juin. Ce dernier mois a permis de voir assez de constance en attaque et au monticule pour leur donner l’entrée dans le Super 5. Croyez-le ou non, les Yankees ont le meilleur monticule en juin. Nova, Pettitte, Kuroda et Sabathia offrent des départs de qualité. Hughes s’en est tiré pas trop mal. Les releveurs, on le savait, sont très dominants. Au total, 11 des 14 lanceurs utilisés par les Yankees sont sous la barre de 4.00 de MPM en juin. La défensive est aussi excellente. La meilleure des majeures cette saison. Mais pas toujours la plus mobile. En attaque, Jeter et Cano sont à la hauteur, Granderson s’occupe de la longue-balle, Swisher, Teixeira et, à peu près tout le monde produit. Cette place dans notre classement, comme pour chaque équipe qui entre, reste fragile.



Hors Super 5 : Nationals de Washington, Dodgers de Los Angeles

Nouveaux Super 5 : Yankees de New York, Angels de Los Angeles

À surveiller : Dodgers de Los Angeles, Nationals de Washington, Giants de San Francisco, Braves d’Atlanta, Orioles de Baltimore, Pirates de Pittsburgh

Sortis : White Sox de Chicago

Entrés : Pirates de Pittsburgh

jeudi 21 juin 2012

Baseball Qc: Aumont s'illustre


Philippe Aumont Phillies de Philadelphie. Lehigh Valley au AAA. Depuis son retour, Philippe Aumont est sur la bonne voie pour son baptême de feu dans le baseball majeur. Depuis le 28 mai, il a donné 3 buts sur balles en 9.0 manches. Ce qui est bien. Ça démontre un retour à son contrôle. Il a pulvérisé dans la même période 12 frappeurs sur des prises. À ses quatre dernières sorties, 7 k en 4.0 manches. Il a 5 sauvetages à ses 5 dernières visites sur la butte. Sa moyenne de points mérités est à 4.26 pour la saison. Ce qui cache une séquence laborieuse, un peu avant sa blessure. Hier, il ajouté un neuvième sauvetage à son palmarès. Il n'a rien donné et a retiré un frappeur du des prises. À ses dix dernières apparitions au monticule, sa MPM est à 2.53. 

Michael Blanke, receveur des White Sox de Chicago.  Au niveau A+. Sa moyenne est à .227 avec 3 circuits et 28 points produits. Il connaît un mois de juin difficile alors qu’il ne frappe que pour .150.

Luke Carlin, receveur des Indians de Cleveland AAA Columbus. Après un séjour de deux semaines dans les majeures, il est de retour avec son équipe. Il est toujours aussi patient et vient de connaître un match de 3 coups sûrs en fin de semaine. Sa moyenne est à .214 pour la saison. Ce qui est bien en dessous de ce qu’on est habitué de voir de lui au AAA.

Marc Bourgeois, voltigeur des Diamondbacks de l’Arizona A South Bend. Il continu de bien frapper. Sa moyenne est à .267 en juin et .250 pour la saison. Il a 5 circuits et 29 points produits.  

Jean-Luc Blaquière, receveur des Mets de New York AAA Buffalo. Il est de nouveau blessé. Son retour est indéterminé.

François Lafrenière Braves d’Atlanta Recrue, Danville. Il attend l’ouverture de la saison dans la ligue des recrues. Il a passé des Braves de la GCL à Danville avant même que la saison commence.

Philippe-Alexandre Valiquette, Brewers de Milwaukee A+ Brevard County. Il ne passera pas la saison à ce niveau. Du moins ça serait étonnant. En 4 sorties sa moyenne de points mérités est à 3.86. En réhabilitation, on lui donne des manches à chaque occasion. Lui qui était closer ou set-up man dans l’organisation des Reds au AAA. Possiblement qu’on considère que c’est moins éprouvant pour son bras. On veut peut-être en faire un lanceur plus méthodique au lieu d’un lanceur en puissance. Il a lancé 7.0 manches durant ses 4 départs dont une sortie de 3.0 manches. Il a 4 retraits au bâton.

Jonathan Jones : Giants de San Francisco, Recrues, Giants de l’AZL. A joué son premier match hier. C’est à titre de premier but qu’il a fait ses débuts cette saison. Une performance d’un coup sûr en trois présences.





mercredi 20 juin 2012

Sans ligaments, voici l’autre Dickey


R.A. Dickey (Photo:Getty)
Vous serez peut-être déçu mais le présent article ne parle pas du confrère Mark Dickey. C’est plutôt d’un autre personnage, à peine plus populaire que le premier dont il sera question. Le lanceur des Mets de New York, R.A. Dickey, l’homme qui lance sans ligament collatéral. Ce qui a pour conséquence que notre ami Mark a probablement une meilleure balle rapide.

L’histoire de R.A Dickey est un autre de ces contes fantastiques comme seul le baseball peut nous donner. Il a trainé dans les mineures et a fait le tour de cinq organisations des majeures. Repêché et signé par les Rangers du Texas en 1996, les médecins de l’équipe remarquent une anomalie importante dans son bras. Dickey n’a pas de ligament collatéral. Ce qui réduit considérablement ses chances d’atteindre les majeures. Les possibilités d’une longue carrière sont nulles. Pendant cinq saisons avec les Rangers, il a servi de chair à canons. Sa moyenne de points mérités défie la gravité. Les choses changent lorsqu’il décide de devenir lanceur de balle papillon avant de se joindre aux Mariners de Seattle. Ce n’est pas un succès fou mais il offre quelques bonnes sorties. Il fait d’ailleurs la manchette pour son histoire d’homme sans ligament collatéral qui revient dans les majeures comme « knuckleballer ». Il disparaît presque de la circulation à la fin de cette saison 2008. Il se retrouve chez les Twins du Minnesota où personne ne le remarque. Il n’a lancé qu’un seul match dans les majeures. En 2010, les Mets de New York en pleine reconstruction et restriction budgétaire décident de le signer. Il performe avec une MPM de 2.84 en 21 départs pour 174.1 manches. Il en a fait autant l’an dernier avec 33 départs pour 208.2 manches et une MPM de 3.28.

Maîtriser l’immaîtrisable

Il faut beaucoup de temps pour devenir un bon lanceur de balle papillon. Ce n’est pas pour rien que vous voyez les rares artistes de ce lancer avoir du succès passés les 35 ans. Maîtriser un lancer dont vous ignorez l’effet et la trajectoire n’est pas chose simple. Le vent est un facteur, comme la pression de l’air et le taux d’humidité. Il faut être plus scientifique que lanceur. Le point de relâchement, la position des doigts et la pression sur la balle donneront des effets différents. Toujours en fonction des autres facteurs. Les receveurs ont tous l’air de gardien de but derrière le marbre. Car si le lanceur développe la faculté d’une zone d’arrivée de la balle plus que d’une véritable localisation comme pour une courbe, le receveur, lui, n’en sait absolument rien. Il fonctionne par intuition. C’est aussi pourquoi, il arrive qu’on demande au réserviste de diriger le lanceur de balle papillon. Celui-ci peut prendre du temps entre les matchs pour travailler avec le lanceur, établir une bonne communication et étudier l’alignement adverse. Il aura aussi quelques jours pour se reposer physiquement et mentalement.

R.A Dickey lance peut-être sans ligament collatéral. Mais il vit avec des dommages collatéraux. Il a annoncé avoir été abusé sexuellement deux fois dans son enfance. Une fois par sa gardienne, une fois par un voisin. Longtemps dans le silence, il a décidé ou plutôt réussi à dénoncer ces abus. Il n’hésite pas à en parler. Il obtient un bon soutien dans sa cause et dans cette bataille psychologique.

Vers le Cy Young

Cette saison, Dickey est phénoménal. Deux matchs d’un seul coup sûr, consécutifs en plus, onze victoires, une MPM de 2.00. La bonne saison de Johan Santana qui représentait un point d’interrogation en début de saison contribue aux succès inattendus des Mets. Celle de Dickey garde l’espoir. Ce gars là mérite toute notre admiration pour sa persévérance et le courage dont il fait preuve chaque jour. Quant à Mark, bien faute d’être le Dickey du baseball, je te rassure, tu es celui de la radio.     


mardi 19 juin 2012

Soyez brillants. Ne votez pas pour les Jays!


Je fais toujours la distinction entre le fan et le supporteur. Le second est beaucoup plus réfléchi et rationnel que le premier. Si vous êtes un fan des Blue Jays, vous avez probablement trouvé le moyen de leur nuire. Ne vous inquiétez pas, les fans sont tous un peu-beaucoup-énormément stupides. Par contre, si vous êtes un supporteur de ces mêmes Blue Jays, voici une façon de les aider.

À l’approche du match des étoiles, le vote va bon train. Ne faites pas l’erreur de votre compagnon fan, qui a probablement rempli son bulletin de vote de joueurs des Jays. Voilà une belle façon de se tirer dans le pied. La troupe de John Farrell bataille toujours pour une place en séries. Je vous rappel que le match des étoiles sert à déterminer l’avantage du terrain pour la Série Mondiale. Cet avantage ira à l’équipe de la ligue qui l’emportera. Alors pourquoi ne pas donner un coup de pouce à la ligue Américaine pour l’emporter au lieu de voter pour des joueurs qui n’ont aucune chance de faire l’équipe?

La meilleure façon d’aider les Blue Jays serait pour vous de tenter de faire élire sur l’alignement de départ de la Nationale les joueurs qui ont le plus de chance de ne pas performer lors de ce match. Soyez logique! Ne votez pas pour le plus mauvais candidat, il ne gagnera pas. Votez pour celui qui a le plus de chance d’être élu mais qui serait moins bon que celui qui le concurrence au vote. Par exemple, votez Henley Ramirez au lieu de David Wright au troisième but.  Dans l’Américaine, faites la même chose. Cette fois dans le but d’améliorer l’équipe et non de l’affaiblir. Ce qui sera déjà beaucoup mieux que de voter pour un joueur des Jays qui n’a aucune chance de se retrouver au match des étoiles. Les deux seuls joueurs de Toronto pour qui vous devriez voter sont, Jose Bautista et le frappeur désigné Edwin Encarnacion. Oubliez les autres. Ces deux joueurs méritent d’être au match des étoiles et, en plus, ils peuvent vraiment aider la ligue Américaine à l’emporter.

On s’entend, les chances des Jays de se retrouver à la Série Mondiale, sont très minces. Mais tant qu’à voter, aussi bien le faire pour aider leur cause, juste au cas. Ce qui pourrait contribuer au miracle. Sinon vos votes sont inutiles si vous remplissez votre bulletin de joueurs de l’équipe de la Ville Reine.

Vous n’y aviez pas pensé? Dommage. C’est le temps de vous reprendre. Quant aux fans…ben allez donc vous acheter un chandail de hockey ou de "footbeull". Ça vous va tellement mieux.

lundi 18 juin 2012

Le Super 5 Passion Baseball


Les Yankees ont bien failli faire le saut de hors du collimateur à directement dans le Super 5. Ça aurait été mérité. Ils se sont mis en marche à la fin de la semaine précédente et, la dernière a été absolument magnifique. Leur plus gros obstacle pour entrer dans notre classement, c’est que les équipes qui y sont, n’ont rien à se reprocher. On ne peut pas sortir aucune d’entre-elles encore cette semaine. Pas de mauvaise tendance, ni de séquence néfaste. Par contre il y a de la mobilité. La semaine qui vient nous montrera peut-être une ou des équipes encore plus solides que celles qui sont aujourd’hui dans le Super 5. Surveiller celles qui sont dans le radar. D’ici là, voici ce que ça donne pour cette semaine…

1 – Rangers du Texas. La misère s’acharne sur Josh Hamilton alors qu’il a été victime d’un virus intestinal. Comme un malheur ne vient jamais seul, Koji Uehara se retrouve sur la DL pour 15 jours. Mais la profondeur est un atout chez les Rangers. L’attaque n’a pas ralenti. Les lanceurs ont été absolument sublimes pour l’ensemble de la dernière semaine. Matt Harrison, Yu Darvish et Colby Lewis n’ont concédé que des miettes. Les releveurs, menés par Robbie Ross et Alexi Ogando ont joué les radins. Ils se sont remis en route.  

2 – Reds de Cincinnati : Ils ont sonné les cloches des Indians de Cleveland avec un grand coup de balai. Ils ont réservé la même médecine aux Mets pour terminer la semaine. Les Reds ont mis leur attaque en route depuis une dizaine de jours. À un tel point qu’on les retrouve dans le milieu de la ligue pour les points inscrits. Brendon Phillips et Chris Heisey ont joint leur bâton à celui de Joey Votto pour démembrer les artilleurs adverses. L’enclos se replace après une semaine désastreuse. Johnny Cueto a été excellent dans un match complet face à la tribu. 
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3 – Les Nationals de Washington : Ils ont tenu leur bout face aux Yankees dans la défaite. Ils n’ont pas eu l’air fou, ils ont juste manqué de punch en attaque. Et l’offensive des Nats, on le sait, n’a rien pour effrayer personne. Ils ont tellement bien fait au monticule qu’ils ont réalisé une séquence de six gains consécutifs avant de se faire stopper par les Bombardiers du Bronx. L’ensemble du travail accompli depuis un peu plus d’une semaine nous montre une équipe extrêmement redoutable. Ils ne sont fragilisés que par leur offensive. Les deux premiers frappeurs ont été 7 en 29 pour les présences sur les sentiers face aux Yankees. Bryce Harper ne restera probablement pas au second rang. Très bien pour son développement mais quand le premier ne se rend pas sur les buts, on le met dans le trouble. Il a trop de puissance et pas assez de maturité pour s’ajuster à une situation qui lui demande de la patience.  Ils sont en danger de sortir. 

4 – Dodgers de Los Angeles : Ils n’ont pas été en mesure de capitaliser sur les erreurs des Angels dans le premier match de la série en tout début de semaine. Ils nous ont quand même rassurés sur leur capacité offensive tout au long de la semaine, contre deux équipes de qualité. L’autre étant les White Sox. À défaut de puissance, James Loney a été constant. André Ethier égale à lui-même, a produit. Juan Rivera connaît ses meilleurs moments. Les Dodgers s’en tirent bien dans les circonstances. On ne peut pas reprocher grand-chose à leur monticule. Chris Capuano est en train de connaître la saison de sa carrière. Ils ont tout de même un peu plus de mal à coller des victoires depuis un mois. Les gros coups sûrs de Matt Kemp commencent-ils à manquer? En danger de sortir.

5 –Rays de Tampa Bay : Ils ont été démolis par les Mets pendant trois rencontres. Dominés au pointage par 29 à 9 pour la durée de cette série qui avait pourtant lieu chez-eux. Ils se sont vengés sur les Marlins qui ont payé le prix. Mauvais défensivement cette saison, ils ont bien fait de ce côté. Les partants, David Price, Jeremy Hellickson et le releveur J.P Howell n’ont rien fait de bon au monticule. On ne peut rien leur reprocher en attaque. R.A. Dickey les a dominés dans un match d’un coup sûr. Le mérite lui revient. Toutefois, ils ont réussi à sortir Johan Santana après seulement 5.0 manches. Ben Zobrist a été particulièrement opportuniste à compter de la fin de la semaine.  En danger de sortir.


Hors Super 5 : ------

Nouveaux Super 5 : ------

À surveiller : Braves d’Atlanta, Yankees de New York; White Sox de Chicago, Angels de Los Angeles, Giants de San Francisco, Orioles de Baltimore

Sortis : Cards de St-Louis, Mets de New York

Entrés : Yankees de New York, Orioles de Baltimore

samedi 16 juin 2012

Le monde à l'envers est à l'endroit

(Photo: Paul Sancya/AP)
On ne manque pas d'arguments quand vient le temps de démontrer que le monde est à l'envers. Encore plus par les temps qui courent. Les incohérences ne manquent pas ici et ailleurs à travers le monde. Puis ce qui est à l'envers pour un, est tout autant à l'endroit pour un autre. Difficile d'être plus dans le mauvais sens que celà. Par contre, au baseball majeur, on est unanime! Ce qui est à l'envers, l'est vraiment. Tellement que pour s'y retrouver, on doit regarder nos statistiques à l'envers. Vous me suivez? Non? Ça ne fait rien. Je vous explique.

Nous avons bien beau ne pas être devin, nous ne sommes quand même pas tous des hurluberlus, ou en train de brouter de l'herbe, loin dans le champ gauche, au mois de mars. Encore moins à Québec, où je devrais enlever ce qui reste de neige pour la trouver. Les Braves d'Atlanta devaient nous montrer une équipe fort solide au monticule avec une attaque douteuse. On a eu droit depuis le début de la saison à une attaque soutenue et un monticule boiteux. Les choses tendent à vouloir reprendre leur place par contre. Les Phillies de Philadelphie devaient en arracher avec leur offensive jusqu'aux retours de Utley et Howard. Ma foi, leur attaque marquent autant de point que l'an dernier sans ces deux joueurs. Mais...le monticule en arrache avec des blessures à Halladay et Lee. Puis l'enclos est très douteux. Les Mets devaient décrocher quelque part à la mi-mai comme toutes les fraîcheurs d'avril annuelles. Un mois et demi plus tard, ils sont encore accrochés à leurs chances virtuelles. Les Cards de St-Louis étaient supposés se ressentir de la perte d'Albert Pujols. Ils sont deuxième dans les majeures pour la moyenne au bâton, quatrième pour les points marqués et septième pour les circuits. Les Astros de Houston sont supposés être pourris. Ils sont entre ordinaires et très ordinaires mais pas complètement pourris. Les Dodgers de Los Angeles devaient avoir une équipe, pas trop bonne, pas trop mauvaise. Juste correct avec un léger penchant d'un côté ou de l'autre. Et bien, pour le moment, ils sont très bons. Les Diamondbacks de l'Arizona n'avaient rien pour les inquiéter. Leur monticule est étrangement 14ème, leur offensive peine à marquer et ils ont perdu leur puissance. Les Padres de San Diego avaient ce qu'il fallait pour éviter la catastrophe avec un personnel de lanceurs respectable dans un stade de lanceurs. Ils n'ont pas pu l'éviter. Les Orioles de Baltimore n'avaient aucune chance dans une section aussi forte. Ils n'étaient même pas supposés être une fraîcheur du printemps. La deuxième équipe la plus puissante des majeures avec 89 circuits, un monticule bien au-delà des attentes, et une défensive incroyablement mauvaise, et ils tiennent tête à tout le monde encore à la fin juin. Les White Sox de Chicago étaient inertes en attaque. Du moins, ils étaient sensés l'être avant que la saison commence. On frappe comme c'est pas possible à Chicago. Une mouche n'a aucune chance de survie au-dessus du marbre. Et oui, les Tigers de Detroit étaient supposés être intouchables. Une machine dévastatrice. L'attaque s'en tire mais on est pas encore intimidants. Les lanceurs sont à des années lumières de leur potentiel. On attend le déclic. Les Angels de Los Angeles devaient nous électriser avec la venue d'Albert Pujols. L'offensive devaient aussi rouler sur tout ce qui bouge. On est pas mal plus près du rouleau à pâte que du rouleau compresseur. 

Retour en arrière

Devant autant d'incompréhension, je suis allé voir ce qu'écrivaient au printemps, les grands chroniqueurs et analystes d'Amérique. Chose que je ne fais jamais avant la saison et rarement durant celle-ci. Question de garder mon propre jugement et ma propre analyse. Cette fois, je tenais à m'assurer que je n'avais pas manqué quelque chose. Bien non. Tout le monde semblait unanime sur les analyses d'avant-saison avec quelques différences pour les prédictions. Les prédictions sont une chose, les prévisions sur les performances des équipes, en est une autre. Parfois on ne s'entend pas sur le résultat final que celà peut donner mais dans l'ensemble on ne se trompe pas beaucoup sur l'allure qu'auront les équipes et la saison. En conclusion, nous sommes bel et bien dans le monde à l'envers. Aucun doute là-dessus. 

Le monde à l'endroit  

Le plus fascinant dans ce début de saison qui n'est pas comme les autres, c'est que malgré ces grands mystères, le classement ressemble beaucoup à ce qu'on s'attendait. Ça ne ressemble pas exactement au classement final anticipé mais, les équipes sont sensiblement là où elles pouvaient potentiellement être à ce stade de la saison. Ce n'est pas exclu non plus que les prévisions sur l'allure des équipes que l'on faisait en mars, se remettent à l'endroit d'ici la fin. 

Je l'ai répété souvent. La saison 2012, ne sera pas comme les autres. Elle n'en est pas moins excitante et savoureuse. Elle nous remet en question, nous demande de faire des efforts plus grands pour analyser ce qui se passe. Une saison spectaculaire, aux performances collectives et individuelles fantastiques, mystérieuses et très à l'"endroit". L'endroit où tout s'est toujours joué; Sur le terrain!   



jeudi 14 juin 2012

Matt Cain simplement, parfait!


Matt Cain célèbre le 27ème retrait (Photo: AP)
Hier soir, le partant des Giants de San Francisco Matt Cain a lancé le second match parfait de la saison et, seulement le 22ème de l’histoire, dans une victoire de 10-0 sur les Astros de Houston. Il s’agit également du tout premier match parfait dans la longue histoire de la concession des Giants.

Cain s’est approprié le marbre tout au long de la rencontre en retirant pas moins de 14 Astros sur des prises. Il a d’ailleurs fallu pas moins de 125 tirs à Cain pour arriver à conclure sa victoire. C’est le plus grand nombre de lancer effectué par un lanceur lors d’un match parfait. Ce n’est pas étranger à sa domination du marbre. Un match de la sorte, ne se fait jamais seul. Cain n’a d’ailleurs pas manqué de souligner après le match le bon travail de tous ses coéquipiers. En particulier l’attrapé spectaculaire de Gregor Blanco au champ extérieur sur une balle frappée profondément dans l’allée. Buster Posey a également bien travaillé derrière le marbre pour diriger son partant.

Vers la fin de la rencontre, le gérant Bruce Bochy a envoyé Shane Loux se réchauffer au cas où Cain accorderait un coup sûr. Avec une avance confortable, il n’y aurait eu aucune raison de garder Cain jusqu’au bout. Loux a cependant dû se réchauffer loin des spectateurs et de la vue de Cain. Sous les gradins et non dans l’enclos. Question de superstition.

À compter le septième, la foule au AT&T Park était sur le bout des pieds, les orteils croches prêtes à s’enfoncer dans le béton sous les sièges à chaque balle frappée. Ce fut l’euphorie quand le frappeur suppléant, Jason Castro a frappé en direction du joueur de troisième but, Joaquim Arias qui a relayé la balle à temps à Brandon Belt au premier coussin pour le dernier retrait.

Ce match parfait ne fait que confirmer l’immense talent de Matt Cain. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a signé à 127 millions sur 6 ans au printemps dernier. Même s’il avait concédé un coup sûr, et même un point, les Giants peuvent se féliciter de leur décision. Et nous ne pouvons qu’applaudir la performance historique de Cain. 

mercredi 13 juin 2012

Avantage Yankees


Alex Rodriguez et son 23ème grand chelem (Photo: Reuters)

Hier soir,  un grand chelem d’Alex Rodriguez a propulsé les Yankees de New York à une victoire de 6-4 aux dépens des Braves d’Atlanta. Pour Rodriguez, il s.agissait du 23ème en carrière. Il rejoint Lou Gehrig qui est en tête dans l'histoire à ce chapitre. Pour les Yankees c'était un cinquième gain consécutif pour les hommes de Joe Girardi qui trônent maintenant en tête dans l’Est de l’Américaine.

Si on fait un retour au camp, j’avais choisi les Yankees pour terminer en tête dans une lutte serrée. Je me suis rétracté ensuite quand on a fait l’annonce du retour d’Andy Pettitte. Mon vieux flair me disait que ça cachait quelque chose. Je soupçonnais une blessure à Michael Pineda et un manque de confiance sur la capacité de Phil Hughes et Freddy Garcia de pouvoir tenir leur bout durant toute une saison. Les doutes se sont confirmés. Même chose en ce qui concerne les deux frappeurs aux extrémités du losange.

Garcia ne fait pas le travail au monticule. À un point tel qu’il a écopé lors de l’arrivée de Pettitte dans la rotation. Quant à Phil Hughes, il ne déjoue personne avec ses tirs. Alex Rodriguez est inconstant mais frappe sa part de circuit, tout comme Mark Teixeira. Ils restent dangereux mais on doit obtenir plus de ces deux joueurs clés dans le rôle des frappeurs. Ce qui sauve les Yankees dans le moment, c’est l’enclos. Un des très bons dans le baseball majeur. Un atout majeur pour une équipe qui aspire aux séries. Pas d’enclos, tu ne vas jamais bien loin. C’est ce qui permet à une équipe de revenir dans le match, de ne pas paniquer et de se construire une confiance. Il est aussi plus difficile dans une série d’user un enclos complet qu’un partant. On peut donc vivre avec une rotation moyenne mais pas avec un enclos moyen. La perte de Mariano Rivera a été bien comblée par Rafael Soriano. Celle de David Robertson n’a pas été néfaste alors qu’il devrait revenir au jeu bientôt. Cory Wade et Boone Logan, ne sont pas commodes à affronter.

L’avantage

Presque tous les ans, les Yankees ont une date approximative où ils se mettent en marche. Généralement en juin. Qui dit juin, dit Inter-ligues. Chaque année ils ont la chance d’affronter les Mets deux fois plutôt qu’une. Ce qui part assez bien. Les Mets n’ont pas toujours eu ce qu’il faut pour rivaliser avec eux. Les Yankees viennent d’ailleurs de les balayer. C’est une fois de plus sur cette série qu’ils prennent le même momentum qu’actuellement. En saison, ce n’est pas comme jouer en séries contre une équipe de la Nationale. Les gérants ne dirigent pas pour gagner à tout prix chaque soir. Généralement, les Yankees ont de bonnes rotations. Ce qui n’est pas le cas cette saison. Toutefois avec un enclos solide contre des équipes qui frappent plus souvent qu’autrement avec des manches à balai, alors qu’ils sont eux-mêmes dotés d’une force de frappe; affrontant parfois les partants numéros 4 et 5, les chances sont plutôt bonnes de l’emporter. Jouer dans la Nationale, ne donne pas un gros désavantage à une équipe comme les Yankees mais lorsqu’ils reçoivent de la visite de cette même ligue, l’adversaire doit utiliser un frappeur désigné. Ce qui n’est pas aussi simple que ça en a l’air. Ne peut pas performer qui veut comme DH. C’est une préparation bien différente. Il faut un frappeur qui demeure concentré et qui saura se préparer en conséquence. Ce n’est pas comme être appelé comme frappeur suppléant. Ton rôle n’est pas nécessairement le même lorsque tu te présentes au bâton. Il y a aussi une question de rythme. Être un réserviste et ne frapper qu’une fois ici et là, et jouer chaque jour avec des présences régulières pour ensuite retourner sur le banc à ton rôle initial à domicile et recommencer à frapper chaque jour pour trois ou quatre matchs sur la route, ça n’a rien de simple.

Tiendront-ils? 

Une fois la fin des Inter-ligues, les Yankees pourront-ils vraiment maintenir la cadence? On peut en douter. Le classement est très corsé dans l’Est de l’Américaine. Tout va reposer encore une fois sur l’enclos. Teixeira et Rodriguez n’auront pas le choix d’en donner plus car l’attaque est moins performante cette saison. C.C. Sabathia devra être meilleur que ce qui ne l’est. Ivan Nova a beau accumuler des gains, il devra  être plus solide et garder son équipe dans le match plus longtemps. Andy Pettitte devra aussi continuer a bien faire. Ils ne peuvent pas se fier sur le reste de la rotation.

Certes, ils sont des aspirants. Mais parce que le classement est serré et qu’une équipe de plus fera les séries a compter de cette saison. Les Red Sox de Boton le sont encore aussi pour l’instant. Les Rays de Tampa Bay, les Orioles de Baltimore et les Blue Jays de Toronto de même. Rien ne démontre une garantie d’une place au baseball d’octobre pour les Yankees. Vraiment rien. Ça ne sera pas une question d’expérience  d'ici la fin mais de ténacité. Leur en reste t-il encore assez?

mardi 12 juin 2012

Québec s’approche du New Jersey!


Après une série difficile, face aux Jackals du New Jersey en fin de semaine, les Capitales de Québec ont remporté les deux matchs d’un premier de deux programmes doubles consécutifs contre les Tornadoes de Worcester hier soir. Ainsi la troupe de Patrick Scalabrini n’est plus qu’à un demi-match de la tête détenue par les Jackals.

Le bilan de l’équipe est positif jusqu’à présent. L’offensive a pris son erre d’aller et le monticule est dans la tradition des dernières saisons. Ils n’ont pas de frappeur qui domine ou très dangereux pour la longue-balle mais, plusieurs frappeurs sont capables de vous en dévisser une à n’importe quel moment. L’attaque est extrêmement efficace. La philosophie de la direction et du gérant est encore bien appliquée; En effet, les Caps sont encore une fois l’équipe la plus patiente et la plus usante pour les lanceurs adverses. Jonathan Malo ne frappe peut-être pas comme une machine mais, il frappe au second rang. Ce qui n’est jamais simple pour grossir sa moyenne au bâton. Ça ne l’empêche pas de se rendre sur les buts dans une proportion du tiers de ses présences au bâton.Sebastien Boucher est toujours un model de constance avec sa moyenne à .352. Très difficile à retirer sur des prises, on n’a pas le choix de tenter de le travailler. Ce qui lui vaut d’avoir marché 11 fois jusqu’au premier coussin. Ce qui est toujours une mauvaise nouvelle pour l’adversaire avec comme frappeurs suivants, Rene Leveret, qui est égale à lui-même avec ses 4 circuits et 19 points produits. Josué Peley s’avère une belle surprise avec autant de circuit et 22 points produits. Ce qui ne donne pas envie de refuser de défier Leveret. Pour compliquer davantage la situation des lanceurs et receveurs adverses, les Caps sont extrêmement rapides et, ils n’hésitent pas à courir. À l’exception de Leveret et du receveur Patrick D’aoust, tous les autres ont volé au moins un but. En fait, au moins deux buts.

Malgré tout l’attaque du New Jersey leur est supérieur. Du moins, en terme de point marqué. L’avantage marquant qu’ont les Capitales sur les Jackals, c’est la défensive qui est toujours aussi solide. Ils n’ont accumulé que 17 erreurs en 22 rencontres. Et ce n’est certainement pas par manque de combativité et de mobilité. La défensive couvre beaucoup de terrain. L’autre avantage, c’est le monticule. Cette fois, c’est encore plus marquant. La Can-Am qui depuis deux ans, a beaucoup perdu de sa réputation de ligue de lanceurs, voit les Caps premier avec une moyenne de points mérités à 3.80. Même si ça s’améliore en cours de saison avec les changements apportés par les équipes, on est loin de ce qu’on voyait auparavant. La MPM des Jack’s est à 4.98. Ils seront obligés de bouger d’ici la fin de la saison, sinon ils ne pourront jamais passer au travers des séries. Pour en revenir à Québec, Karl Gelinas, John Mariotti, Bryan Rembisz et Chad Jones font de l’excellent travail dans la rotation. L’enclos laisse songeur, malgré les bonnes performances de Guillaume Dupont-Duguay, Dexter Bobo et T.J. Stanton. Il faudra s’ajuster chez certains des autres releveurs ou alors les Caps devront aller se chercher un peu plus de solidité.

La chimie est bonne, les joueurs sont toujours aussi heureux de jouer à Québec, peu importe d’où ils proviennent. L’organisation a toujours du succès aux guichets. À moins d’une catastrophe, il y aura encore du baseball de séries en septembre au stade Municipal. 

lundi 11 juin 2012

Le Super 5 Passion Baseball

Certaines équipes qui dormaient commencent à montrer des signes de valeurs constantes. C’est le cas des Yankees de New York et des Angels de Los Angeles. On n’a pas de place pour eux malgré tout. Les équipes sont de plus en plus difficiles à sortir du Super 5 et, il est plus difficile d’y entrer. Les qualités démontrées par les équipes qui sont dans notre club select, le sont depuis un bon moment. Il faut donc faire mieux qu’elles et, sur une période assez longue pour qu’on y croie. Malgré une superbe semaine des Braves d’Atlanta, ils doivent passer leur tour. Impossible de les ramener dans le Super 5. Ils fonctionnent par séquence de victoires mais aussi de défaites. Leur monticule a été le meilleur de la dernière semaine dans les majeures. Est-ce le vrai début d’une incroyable machine capable de rivaliser, même avec les Rangers du Texas? On le verra dans les jours et semaines à venir. Pour l’instant, les Giants entrent dans le collimateur par défaut. Parce que les Marlins ont été mauvais et que les Pirates continuent de ne rien montrer en attaque. Reste à savoir si les Diamondbacks ont vraiment ouvert la machine. Pour l'instant, voici les 5 puissances de la MLB.

1 – Rangers du Texas. Il n y a personne pour les délogés cette semaine. Ils sont là à défaut de mieux. Bien sûr des équipes jouent mieux qu’eux en ce moment. Mais jouer mieux sur une période, ce n’est pas assez pour leur prendre la place. Pour une seconde semaine, les Rangers ont eu à faire face à de sérieuses difficultés. Une autre série perdue contre une équipe de leur section. En effet, les A’s d’Oakland  leur ont infligé 3 revers sur 4 matchs. Dans cette série, ils ont été déclassés 24-8 au chapitre des points. Feldman a été pitoyable, Darvish a tout juste fait mieux chez les partants. Matt Harrison a toutefois connu un solide départ tout comme Colby Lewis dans un revers de 2-0. Hamilton va chercher son petit coup sûr mais il a ralenti. Ian Kinsler et Michael Young ont connu une bonne semaine. Même chose pour Craig Gentry très efficace chaque fois qu’on l’utilise. Ils ont finalement remporté leur série face aux Giants pour finir la semaine.   

2 – Dodgers de Los Angeles : Victimes d’un match sans point ni coup sûr contre six lanceurs différents des Mariners, ça ne les a pas empêché de connaître une bonne semaine. Surtout après avoir vaincu les Phillies pas moins de quatre fois pour un grand coup d’aspirateur. Kershaw et Billingsley ont fait vite oublier leurs mauvaises sorties de la semaine précédente. Jerry Hairston continu de répondre présent. James Loney s’est illustré et, commence enfin à montrer des signes plus encourageants. La meilleure équipe à domicile des majeures a de quoi être satisfaite de ce dernier séjour à l’étranger. Ils l’ont terminé avec une autre série gagnante face aux Mariners.
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3 – Rays de Tampa Bay : Ils ont perdu une importante série face aux Yankees pour débuter la semaine. L’attaque a repris son souffle avec le retour de Desmond Jennings qui redonne de la profondeur en l’absence marquante d’Evan Longoria. Ils ont eu beaucoup de mal à trouver l’autre côté de la clôture. La puissance est presque inexistante. Le plus gros point faible demeure toutefois, de ne pas avoir un bon premier frappeur. Après Pena on tente l’expérience avec Rhymes. Pas trop de problème du côté des lanceurs. L’enclos en donne beaucoup plus qu’on ne l’attendait. Ils se comparent aux Nationals et aux Dodgers dans le moment. Jeremy Hellickson et Matt Moore ont connu de bons départs. Ils sont toujours aussi tenaces. Ils ont terminé la semaine en beauté en pulvérisant les Marlins.

4 – Les Nationals de Washington : Ils ont connu une semaine intéressante en remportant deux séries, contre les Mets et les Red Sox. En attaque, Ryan Zimmerman a été le plus constant, ce qui lui a permis de toucher 7 fois le marbre. Bryce Harper et Ian Desmond ont été les plus productifs. Mais on est toujours pas assez dangereux offensivement chez les Nats. Que dire du monticule? Absolument rien! Toujours le meilleur des majeures. La dernière semaine n’a été que la suite de ce qu’ils nous montrent depuis le début de la saison. La prochaine semaine ne sera pas reposante. Les Jays et les Yankees coup sur coup.

5 – Reds de Cincinnati : Le meilleur enclos des majeures a échappé trois matchs en une semaine. Pour la première fois de la saison, le nouveau closer, Aroldis Chapman, a donné un point, et deux fois plutôt qu’une. Sean Marshall, n’a pas su tenir le coup face aux Tigers, permettant à ces derniers de prendre l’avance de façon décisive dans une défaite de 3-2 des Reds. Plutôt faible en attaque depuis le début de la saison, ils ont fait raisonner leurs bâtons. Une semaine de 11 circuits et de 38 points marqués. Votto avec deux et Ludwick avec trois, ont sonné la charge. À propos de Joey Votto, il a connu une semaine phénoménale en frappant pour .538 (Avant les matchs de dimanches). Les Reds en ont eu plein les bras avec les Pirates pour finalement échapper la série une victoire contre deux revers. Ils ont aussi échappé celle face aux Tigers. 

Hors Super 5 : ------

Nouveaux Super 5 : ------

À surveiller : Braves d’Atlanta, Cards de St-Louis; Mets de New York, White Sox de Chicago, Angels de Los Angeles, Giants de San Francisco

Sortis : Marlins de Miami,

Entrés : Giants de San Francisco

vendredi 8 juin 2012

Leyland doit partir


Les Tigers de Detroit ne ressemblent en rien à l’équipe redoutable annoncée avant le début de la saison. On attendait une attaque explosive, un récipiendaire du trophée Cy Young à la tête d’une rotation capable de garder l’équipe dans le match et un enclos efficace. La défensive représentait le seul doute de la formation du Michigan. Après deux semaines prometteuses, on est allé de déception en déception.

Leyland est responsable

Je suis un apôtre de la patience quand vient le temps de cibler un gérant. C’est justement ce que j’ai prêché pour Jim Leyland. Trouver un bon gérant, on en trouve partout. Trouver un très bon gérant c’est plus complexe. Quand vient le temps de trouver un excellent gérant, c’est encore plus difficile que de trouver une livre de bœuf haché dans le frigo d’un granola. Ils sont peu nombreux les candidats capables de diriger une équipe du baseball majeur pendant 162 matchs.

Dans le cas présent, la limite est atteinte. Leyland n’arrive pas à faire gagner les siens. Miguel Cabrera, Prince Fielder, Austin Jackson vont bien. La constance est au rendez-vous d’une façon globale. Brennan Boesch n’est peut-être pas statistiquement à la hauteur des attentes mais, à sa décharge, frapper au second rang, ça demande de se sacrifier pour la cause. Le pricnipal problème offensif des Tigers, c’est qu’ils ne marquent pas dans les moments opportuns. Avec les frappeurs qu’il a à sa disposition, et de la constance, ça devient la responsabilité de Leyland de pouvoir les faire produire.

L’autre raison qui place Leyland dans l’eau chaude, c’est qu’il est toujours incapable de gérer son enclos. Comment est-il possible de rendre un personnel de releveurs qui est efficace en véritable ramassis de chaudrons? Les releveurs se préparent selon une routine bien établit et nécessaire à leur efficacité. Leyland trouve le moyen de mélanger ses lanceurs en les utilisant sans ordre véritable. On ne sait trop ce qui dicte la façon dont Leyland va utiliser ses lanceurs d’un soir à l’autre. Comme s’il était en panique. Octavio Dotel, Phil Coke et Jose Valverde ne savent plus à quoi s’attendre. Dans le cas de Valverde, son rôle a beau être très précis, sa préparation aussi mais, Leyland gère son enclos avec si peu de direction que tous les lanceurs sont affectés par la confiance fragile de leur gérant. Confiance en ses lanceurs, en lui, en son équipe.

Le manque de confiance est tellement généralisé que les partants sentent également cette pression de devoir à tout prix performer. Justin Verlander est encore bien solide. Sauf que quelques départs ont été douteux. Max Scherzer et Rick Porcello sont bien loin de leur état de guerrier. Il est vrai qu’avoir perdu Doug Fister n’a pas aidé Leyland. Aucun remplaçant n’a fait le travail. Mais comment un jeune lanceur peut-il performer dans un climat où la confiance n’existe plus?

Il peut encore survivre

La seule raison pourquoi Leyland n’a pas été congédié, c’est que les White-Sox de Chicago et les Indians de Cleveland n’ont pas ouvert la machine encore. Si l’une de ces deux équipes s’échappait, il en serait fait du gérant des Tigers. Une série de victoires qui rapprocherait les Tigers de leur but, sauverait Leyland. Mais serait-ce vraiment une bonne chose? Ça risquerait beaucoup plus de donner une fausse impression de solidité avant un effondrement plus tard en saison, voir en séries. Et les Tigers n’ont pas investi autant pour que ça se termine ainsi.

jeudi 7 juin 2012

MLB Canucks : Wood le premier, Fernandez le seul


À la surprise générale, c’est le troisième but Eric Wood qui fut le tout premier canadien repêché par une organisation du baseball majeur. Ce sont les Pirates de Pittsburgh qui en ont fait leur choix de sixième ronde, 196ème au total. Il évoluait à Blinn Junior College dans la NJCAA. Wood avait été repêché par les A’s d’Oakland l’an dernier mais n’avait pas signé de contrat. Ce qui le rendait éligible à nouveau cette année.

Les Blue Jays actifs au Canada

Les Blue Jays de Toronto ont mis la main sur le Canadien le plus en vue en Ryan Kellog. Il devait être, selon plusieurs dépisteurs, le premier de la Terre de Nos Aïeux à être sélectionné. Le lanceur gaucher n’a sorti qu’en 14ème ronde. Les Jays ont aussi mis la main sur un autre lanceur gaucher, Shane Dawson au 17ème tour. Ils ont également repêché, le voltigeur Nathan DeSouza ainsi que le troisième but Shaun Valeriote.

Le seul Québécois

Une mauvaise année pour le baseball québécois en termes de joueurs repêchés. Un seul joueur du Québec a trouvé preneur. Mais on s’y attendait un peu. Les choses pourraient reprendre leur place dès l’an prochain. L’honneur revient à Fernando Fernandez de l’équipe nationale junior qui a été choisi en 27ème ronde par les Phillies de Philadelphie. Fernandez est un lanceur gaucher qui évolue dans le moment avec les Orioles les 3 Brasseurs de Montréal dans la LBÉQ. Sa fiche est de 0-0 avec 1 sauvetage en 4.1 manches. Sa moyenne de points mérités est à 0.00. Même chose pour la moyenne au bâton des opposants; un gros rien. Il a 10 retraits sur des prises.

Les autres Canucks sélectionnés

David Otterman, un lanceur gaucher a été sélectionné par les Brewers de Milwaukee en 7ème ronde. Ont suivi, le receveur, Rowan Wick 9ème ronde par les Cards de St-Louis, Jegg Gibbs aussi en 9ème ronde par les Diamondbacks de l’Arizona, Maxx Tissenbaum au 11ème tour par les Padres de San Diego; le troisième but John Caputo en 12ème ronde par les A’s d’Oakland, le voltigeur Tyler Hollick en 14ème ronde par les Giants de San Francisco, Dayton Dawe par les Yankees de New York en 15ème ronde; le lanceur droitier Brock Dyxhoom s’est retrouvé avec les Reds de Cincinnati en 20ème ronde; le voltigeur Julian Service avec les Orioles au tour suivant. Les Red Sox de Boston ont choisi le joueur de champ intérieur, Keaton Briscoe, en 24ème ronde. Puis ce fut au tour du droitier Adam Paulencu par les Rockies du Colorado  Jasvir Rakkar a été sélectionné par les Cubs de Chicago, Damion Smith par les Diamondbacks de l’Arizona, Jake Marks par les Mets de New York, Bryan Saucedo par les Brewers de Milwaukee Jacob Robson par les Padres de San Diego, Logan Seifrit par les Mariners de Seattle. Chrtsian Botnick par les Cubs de Chicago. Chris Shaw et Derek Jones en 39ème ronde sont maintenant des Brwers de Milwaukee.

C’est un total de 26 joueurs canadiens qui ont été repêchés. Les Blue Jays et les Brewers ont été les plus actifs avec 4 joueurs du Canada chacun. Ce n’est pas encore terminé non plus. D’autres pourraient signer comme agent libre plus tard.

Quant aux chances de voir ces joueurs dans les majeures, ça ne sert absolument à rien d’en parler. Ma prévision vaut la vôtre et celle des observateurs n’est pas meilleure. Tout est une question de timing, de performance en fonction du talent qui se développera et, bien sûr, de psychologie. Une chose est certaine, c’est une bonne année pour le baseball canadien qui se démarque de plus en plus.  

mardi 5 juin 2012

Du baseball professionnel à Laval avant Montréal


Tout indique que la ville de Laval sera le domicile d’une prochaine équipe professionnelle de la ligue Can-Am en 2014 ou 2015. Baseball Québec y installera ses bureaux ainsi qu’un centre d’entrainement dans un stade tout neuf.

Après avoir abdiqué sur le projet de s’installer à Montréal, les promoteurs n’ont plus que deux choix; Laval et Longueuil. Toutefois la ville de Laval se serait démarquée au cours des derniers mois. Entre-temps, selon ce qu’on a appris, Trois-Rivières, sera confirmée sous peu comme prochaine concession de la ligue Can-Am.

Depuis six ans que je suis le dossier d’une équipe professionnelle dans la région de Montréal. Un vrai film digne des trois Stooges. « Y’aura un stade là, non pas là mais là, mais ça serait beaucoup mieux là, de toute façon là, on ne pourra pas, finalement on serait mieux là, non mais attendez, moi j’ai mieux; Je vais le faire là, bon ce n'est pas ma faute, on m’a dit que je ne pourrais pas le mettre là. Oh mais, moi aussi je peux le faire,   sauf que j’ai pas ce qui faut pour le mettre là, alors pourquoi pas là dit un autre?" Du vaudeville! Une succession de refus, de manque d’investisseurs, de projets douteux, de pelleteux de nuages et de désintérêt municipaux crasse.

Tout ça pour voir aboutir les premiers au dossier, avec l’ajout d’investisseurs et de gens déterminés à le réaliser. Car le groupe dont fait parti Marc Griffin ne fut pas le seul à vouloir d’un stade pour amener une équipe de la Can-Am dans la région de Montréal. Une chose est certaine, c’est le bon groupe pour y parvenir maintenant. Après avoir scruté ou essayé tous les recoins de la ville de Montréal, il semble bien qu’on ait trouvé l’endroit qui convient. Et un lieu où on veut du projet.

On parle d’un stade qui aura entre 4000 et 5000 places d’une valeur de 50 millions. On n’aurait pas encore choisi l’endroit exact sur le territoire de Laval mais, deux ou trois endroits sont dans la mire. Il reste également toujours une mince possibilité de voir le stade être érigé à Longueuil. Cependant, les chances sont nettement moins bonnes qu’elles ne l’étaient il y a un an.

Le projet inclura les bureaux de Baseball Québec, un centre d’entrainement et le stade servira aussi aux spectacles en plus d’être le domicile de la future équipe de la ligue Can-Am. Comme bien d’autres villes au Québec, Laval n’a plus le choix d’investir dans ses infrastructures sportives. Après des années à laisser la rouille et la pourriture s’installer dans les arénas et les terrains de baseball, il est maintenant le temps de recommencer à rénover ou à construire de nouvelles installations. La culture a eu son tour et ses nombreux projets partout au Québec. Il est temps pour le sport de reprendre sa place auprès des amateurs et des jeunes.

Il est aussi le temps pour les autres régions d’emboiter le pas. Il n’est pas normal que des équipes juniors jouent sur des terrains archaïques. Il faudrait au minimum avoir un début de stade à défaut de mieux, avec une restauration et des toilettes décentes.

D’ici là, Laval aura fort probablement son équipe professionnelle. Pendant que le rectum de l’Amérique (lire Montréal) continuera de « patcher » ses trous et de s’enliser plus profondément dans son indifférence du sport nord-américain. Bien joué Laval!  

lundi 4 juin 2012

Le Super 5 Passion Baseball


Les équipes qui n’avaient pas connu de séquence victorieuse, viennent d’entrer dans la course en raison d’une longue série de succès. Les Mets, Les Angels et les White Sox entrent dans le collimateur. Ils pourraient même entrer dans le Super 5 assez rapidement si ça continu. Pendant ce temps, d’autres équipes montrent des signes d’essoufflement. On n’en est pas pour autant au stade de se questionner sur leur qualité réelle. Du moins pas pour les équipes qui sont dans le Super 5 et celle qui en est sortie. Il n’y a rien d’anormal dans la situation actuelle. Les choses prennent leur place comme c’est souvent le cas dans le deuxième quart de la saison. En terminant, une nouvelle équipe fait son entrée dans les cinq puissances.

1 – Rangers du Texas. Toujours en première place de notre classement mais la dernière semaine a laissé une petite tache dans leur dossier. La défensive n’a pas été à la hauteur. Elle est responsable directement de deux revers dans des matchs serrés et clés contre les Angels. Une certaine fatigue commence à se faire sentir. Ce qui est normal après avoir roulé à train d’enfer depuis le tout début de la saison. Avec les Angels qui viennent de remonter au classement dans l’Ouest, ils ne travailleront plus avec la même aise à partir de maintenant. Elvis Andrus frappe mieux, Adrian Beltre a connu une bonne semaine et Josh Hamilton a légèrement ralenti. Alexi Ogando, Mike Adams et Derek Holland ont connu une très mauvaise semaine sur le monticule. Mais rien de dramatique pour l’ensemble du personnel de lanceurs.  

2 – Rays de Tampa Bay : Ils n’ont pas eu la vie facile en étant les victimes d’un coup de balai des White Sox pour débuter la semaine. Ils ont quand même assez bien joué dans la défaite. De ce temps ci tout le monde perd face aux Chisox de toute façon. Ils se sont bien repris face aux Orioles pour reprendre le premier rang dans l’Est. La relève fait encore de l’excellent travail. Une mauvaise sortie de Rodney mais c’est à peu près tout ce qu’on peut soulever de négatif. Chez les partants, Alex Cobb et James Shields ont eu de mauvais départs. Tout le reste du monticule a été irréprochable. En attaque, à l’exception de Matt Joyce, les bâtons sont restés dans le frigo. L’absence d’Evan Longoria commence à se faire sentir. Surtout devant de bons partants. 

3 – Reds de Cincinnati. Tant qu’à faire une entrée aussi bien la faire en grand. Et oui! Les Reds entrent d’un seul coup en troisième position du Super 5. Vous connaissez la rigueur dont je fais preuve pour ce classement, donc imaginez, combien bons ils ont été pour arriver à faire ça. Après un mauvais début, ils se sont mis en route en mai. Plus les semaines avançaient, mieux ils jouaient. Ils jouaient tout juste pour .500 au début mai, à 3.5 matchs des Cards, Ils en ont maintenant le même nombre d’avance en tête. Ils ont démontré être capable de battre n’importe qui. Les bonnes formations de la Nationale l’apprennent à leurs dépens. C’est surtout le monticule qui est responsable de cette lancée. Quatrième dans les majeures pour la moyenne de points mérités. Plusieurs bons départs de Johnny Cueto, Homer Bailey et Bronson Arroyo. Le transfert d’Aroldis Chapman dans le rôle de closer a été salutaire. En 28.0 manches depuis le début de la saison incluant tous les rôles qu’il a joué, sa MPM est à…0.00! Un gros rien! L’ensemble de l’enclos fait du bon boulot. En attaque, on est plutôt moyen. Ça repose beaucoup sur les épaules de Jay Bruce et Joey Votto. Cette troisième position ne leur est pas garantie. Mais pour cette semaine du moins, elle est pleinement méritée. 

4 – Dodgers de Los Angeles : Ils ont toujours le meilleur dossier des majeures. Jerry Hairston et Andre Ethier ont connu une très bonne semaine. Des sortis douteuses de Billingsley et Kershaw leur ont valu trois revers. Ce qui est inhabituel. Deux mauvais départs de Kershaw dans une semaine, on ne verra pas ça souvent. Ils ont trouvé le moyen d’être pulvérisé par les Brewers. Ils ont appris à nouveau qu’ils devraient se passer de Matt Kemp alors qu’il a aggravé sa blessure à la cuisse à son match de retour. La nouvelle a semblé porter un coup au moral de la troupe de Don Mattingly.

5 –  Les Nationals de Washington : Une bonne semaine de Bryce Harper dans une attaque très ordinaire. Strasburg a connu un très bon départ et un autre plus moyen. Edwin Jackson et Gio Gonzalez ont été solides. Pas grand-chose à dire contre la relève. Il va falloir trouver le moyen de faire produire l’offensive car ça va devenir lourd sur les épaules des jeunes lanceurs de travailler sans marge de manœuvre en deuxième demi. La pression sera encore plus forte. La semaine a été particulièrement décevante en raison d’un  coup de balai subit aux mains des Marlins de Miami. Déjà exclu du Super 5 la semaine prochaine? L’avenir nous le dira.


Hors Super 5 : Braves d’Atlanta

Nouveaux Super 5 : Reds de Cincinnati

À surveiller : Braves d’Atlanta, Cards de St-Louis; Mets de New York , Marlins de Miami, White Sox de Chicago, Angels de Los Angeles

Sortis : Tigers de Detroit, Orioles de Baltimore, Indians de Cleveland

Entrés : White Sox de Chicago, Angels de Los Angeles, Mets de New York

samedi 2 juin 2012

Johan dit non!


Johan Santana célèbre sa performance (Photo: Reuters)
Johan Santana est devenu le premier lanceur de l’histoire des Mets de New York à lancer un match sans point ni coup sûr dans un gain de 8-0 des siens sur les Cards de St-Louis.

Il a tenu en échec la puissante attaque des Cards tout le long du match, retirant 8 frappeurs sur des prises. Il n’a jamais été vraiment embêté. Ses seuls moments de faiblesse ont résulté en  passes gratuites. Un total de 5 buts sur balles. Les frappeurs n’ont jamais été à leur aise. Santana s’est approprié le coin intérieur au départ pour ensuite varier sa localisation, semant le doute dans la tête des adversaires. Il revient une bonne part de mérite également au jeune receveur Josh Thole qui a dirigé en toute complicité son as partant.

Johan Santana était un cas douteux en début de saison en raison de blessures. Ses performances ont de quoi rassurer. Celle-ci porte sa moyenne de points mérités à 2.38. Lui et David Wright sont en grande partie responsables des succès des Mets.

Quand on pense au nombre de bons lanceurs qui ont évolué dans cette équipe au cours des années, c’est tout un honneur pour Santana de devenir le tout premier à réaliser l’exploit chez les Metropolitains.

Santana n’est pas un latino à la détermination douteuse. Un guerrier qui s’est toujours présenté. Il est le seul véritable héritage de valeur de la désastreuse ère Minaya.