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lundi 17 mars 2014

Le facteur Y cubain

                                                        
Yoenis Cespedes
Les Cubains n’ont pas toujours été un gage de succès dans le baseball majeur, sensiblement pour les mêmes raisons que les Japonais. La saison plus longue, des voyages plus longs et plus éprouvants dans trois fuseaux horaires,  les climats différents durant la saison, puis bien sûr, le niveau de jeu, ont souvent raison des meilleurs joueurs de ces pays. L’erreur qu’on répète, c’est de signer des vétérans à gros prix. Ce qui les expédient directement aux majeures sans passer par les filiales pour favoriser leur adaptation.

Voilà que pour les Cubains, les choses changent. Yasiel Puig et Yoenis Cespedes  en ont mis plein la vue depuis 2012. Les deux joueurs ont eu un impact immédiat avec leur équipe respective. D’abord, en 2012, Cespedes a trainé l’attaque des A’s d’Oakland en plus de se signaler en défensive. Il a permis aux siens de coiffer les Rangers du Texas au fil d’arrivée pour se hisser en tête lors de la dernière série de la saison. Ce fut plus difficile l’an dernier. Ce qui n’est pas une surprise puisque les lanceurs le connaissaient mieux. Les dépisteurs des majeures ont bien fait leur travail. La présente campagne devrait nous montrer le vrai Cespedes. Vous pouvez vous attendre à une bonne saison de sa part. On sait qu’il peut jouer sur une base régulière en suivant le rythme infernal de la MLB. C’est le principal. Pour le reste, il pourra maintenant trouver les bons ajustements, aidé par le personnel d’instructeurs des A’s.

Pendant que Yoenis Cespedes tentait de tenir le coup à sa deuxième saison, un autre cubain a fait sa marque. Cette fois, à Los Angeles avec les Dodgers. Yasiel Puig a littéralement transformé les Dodgers dès son rappel des mineures. Son opportunisme a métamorphosé un désastre en saison de rêve. Son rappel a sauvé le poste du gérant Don Mattingly qu’on était sur le point de congédier. Une fois les deux pieds dans le grand show, Puig n’a jamais ralenti. Il a complété la saison avec une moyenne de .319. En seulement 382 présences officielles à la plaque, il a cogné 19 circuits et produit 42 points. Il est l’exemple parfait de l’influence positive que peut avoir un seul joueur sur une équipe. Lui non plus n’aura pas le même succès à sa deuxième saison, mais pas pour les mêmes raisons que Cespedes. Tout comme ce dernier, Puig est un joueur enthousiaste et intense. 

Cespedes gère bien ses émotions, ce que n’a pas encore appris à faire le cubain des Dodgers. Il est aussi moins fiable défensivement. Sa tête n’est pas toujours prête à faire le bon jeu. On verra s’il s’agit d’un simple manque d’expérience, s’il arrivera à se calmer ou si un vétéran ou le gérant parviendra à le rendre plus serein sur le terrain. On a même spéculé sur une transaction dans son cas. Son attitude agace. Arrêté cet hiver pour excès de vitesse, Puig, s’est présenté au camp avec un surplus de poids. Tout ça ne lui rend pas service. Ni à lui, ni à son équipe. Sa carrière pourrait être plus courte que prévue. Ce qui serait vraiment dommage de gaspiller un talent pareil. Il appartient à l’organisation des Dodgers de le mettre sur le bon chemin. S’ils réussissent, la réponse à « Y comme dans? » deviendra une évidence. Pour l’instant, la réponse est Yoenis.

   

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