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mardi 29 janvier 2013

Deux castors en terre de marmotte

(Photo: Jeff Jacobsohn/Getty)
Dans une dizaine de jours, lanceurs et receveurs vont reprendre la routine à l’ouverture des camps du baseball majeur. Russell Martin et Philippe Aumont seront de ceux-là. Les deux joueurs se retrouveront en Pennsylvanie cette saison. Et non, ça ne sera pas pour le jour de la marmotte.

Russell Martin n’a pas à batailler pour son poste. Il aura à se concentrer à communiquer avec ses nouveaux lanceurs, et apprendre à bien les connaître. Il devra aussi travailler son approche au bâton. Il se mettra sans doute moins de pression avec une équipe qui cherche à atteindre les séries qu’avec une équipe qui devait se battre pour conserver sa place. Le stade moins invitant aux longues-balles devrait aussi l’aider dans son approche. Martin pourrait bien être l’acquisition de l’hiver au-delà des coups fumants qui ont brûlé « la saison de tous les champions.» Sa venue à Pittsburgh aura un impact majeur sur le personnel de lanceurs des Pirates. S’il parvient à revenir à sa patience de ses beaux jours chez les Dodgers de Los Angeles, c’est toute l’attaque des Bucs qui en sera métamorphosée également. Martin avait cette capacité déconcertante de pouvoir frapper à tous les rangs dans le rôle des frappeurs. Sauf le quatrième qui ne lui réussissait pas beaucoup. Ses nouveaux coéquipiers ont manqué de présence sur les sentiers l’an dernier. Ils ont aussi manqué d’essence au monticule, tout en étant pitoyables derrière le marbre. Ça les a rejoints dans le dernier droit de la saison. Son leadership sera aussi un atout indéniable. Martin sera donc un joueur à surveiller en 2013.

Pour Philippe Aumont, ça ne sera pas aussi simple. Même s’il a terminé la saison à Philadelphie, sa place chez les Phillies n’est pas assurée pour autant. Il va devoir démontrer que son contrôle est meilleur. Si c’est le cas, il restera avec l’équipe, mais son rôle ne sera peut-être pas aussi important que l’an dernier. L’acquisition de Mike Adams change les données. Ce dernier devrait prendre le poste de set-up man qu’avait Aumont en septembre. Ce qui devrait permettre au Québécois de prendre son temps et de s’acclimater aux frappeurs des majeures. Les Phillies sont dans une situation précaire. Leur offensive n’intimide plus personne. Le rôle des frappeurs n’est plus le plus difficile à affronter. Ils sont nettement moins tenaces. La rotation reste bonne, mais il faut voir dans quelle mesure, Cliff Lee et Roy Halladay pourront contribuer cette saison. En principe, il y aura beaucoup de boulot pour l’enclos. Aumont aura l’occasion de voir passablement d’action. Plus que dans un rôle de set-up man ou de closer. Ce qui serait une bonne chose à ce stade ci de sa carrière. Un ménage est toujours possible en cours de route. Jonathan Papelbon pourrait devenir une bonne monnaie d’échange dans une transaction pour quelques prospects. Aumont n’a qu’à se tenir prêt.  

Les deux joueurs sont à surveiller pour des raisons différentes. Ils auront un impact direct sur la saison de leur équipe respective. Martin sur les succès des siens, Aumont sur les décisions  futures de son organisation. Deux bonnes raisons d’avoir les yeux sur la Pennsylvanie dès ce printemps.      


mardi 22 janvier 2013

2013 encore plus fou!


Quoi de mieux par un froid sibérien que de parler de baseball? L’hiver dernier, je vous invitais à vous préparer à une saison complètement folle. Les astres étaient alignés pour un changement majeur et des courses aux séries excitantes. Je refais la même chose cette année. Ouaip! Tenez-vous bien, ça va encore brasser!

Un survol rapide des derniers changements apportés par les différentes équipes vont rendre la compétition encore très féroce. Il y a aussi les équipes qui ont décidé de ne pas broncher qui va faire bouger les choses. C’est le cas par exemple des Yankees de New York. En restant sur leur position, ils permettent à d’autres d’espérer gravir des échelons au classement. Ces derniers se sont rendu compte du ridicule de la situation. Pendant qu’ils paient le gros prix pour des joueurs qui tombent en déclin, ils défraient en plus une taxe de luxe qui aide les autres équipes à les vaincre. Sans compter la partie du salaire qu’ils paient pour certains joueurs échangés pour jouer contre eux-mêmes. Les Red-Sox de Boston tentent le même coup. Sauf que dans leur cas, ils essaient de ménager la chèvre et le chou.

À l’inverse, on a les Dodgers de Los Angeles qui ont décidé d’ouvrir le portefeuilles. Une organisation qui fut toujours très riche qui a longtemps résisté à se lancer dans les folles dépenses. Ils viennent de rompre avec leur philosophie. Ce qui n’est pas étranger à la venue de nouveaux propriétaires et d’un faramineux contrat de télé local. Leurs voisins de la Ligue Américaine, ont poussé un peu plus loin leurs dépenses cette année. Après Albert Pujols et C.J. Wilson, c’est au tour de Josh Hamilton de bénéficier des largesses des Angels.

Puis nos Blue Jays ont affiché davantage leurs couleurs. Cette fois par voie d’une méga transaction qui solidifie leur rotation. Les Rays de Tampa Bay en ont fait autant avec les Royals de Kansas City. Ceux-ci auront une meilleure rotation également mais les Rays ne sont pas en reste. Ils se préparent à un autre assaut d’ici trois ans. Les Indians de Cleveland aussi fourbissent leurs armes. Les Pirates de Pittsburgh ont fait un choix judicieux en misant sur un receveur comme Russell Martin. Attention aussi aux équipes qui ont connu une excellente fin de saison. Les Mariners de Seattle et leur très bon personnel de lanceurs, les Padres de San Diego, les Orioles de Baltimore, les Brewers de Milwaukee, les Phillies de Philadelphie, et bien entendu, les A’s d’Oakland.  

Les Nationals de Washington et les Braves d’Atlanta vont certainement s’en donner à cœur-joie dans l’Est de la Nationale. Pas beaucoup de changement dans ces deux équipes seront apportés. Mais, ils n’ont pas de grands besoins. Les Reds de Cincinnati doivent-ils craindre les Pirates et les Brewers plus que les Cards de St-Louis? Puis les Giants de San Francisco, champions en titre n’ont que tenté de garder leur équipe intacte. Les champions de l’Américaine, les Tigers de Detroit, ne déplacent pas beaucoup de poussières non plus. Est-ce que ça sera suffisant pour ces deux formations?

Tout est en place pour une autre saison imprévisible. Ce qu’on ne sait pas, c’est à combien de folies nous aurons droit. Ce qui inclus, les performances individuelles qui nous ont soulevés de nos fauteuils en 2012. De ce côté, c’est assez difficile de faire plus fou. La seule chose dont nous sommes certains, c’est que les places en séries vont se gagner durement. Ce qui nous assure un autre grand spectacle pour 2013.   

lundi 14 janvier 2013

WBC : Équipe Canada; La menace fantôme!


Vous connaissez mon manque d’intérêt pour les tournois avec des joueurs des ligues majeures. Ce n’est pas que je suis emballé, mais il faut bien parler de la Classique Mondiale qui se mettra en branle en mars prochain. Je vais faire l’effort de faire comme si. Cette fois, on va la prendre pour ce qu’elle est. C'est-à-dire, un tournoi dans lequel on va trouver un gagnant, point! Pas la meilleure nation au monde, et ça ne va pas révolutionner le monde du baseball non plus. On popularise le baseball dans les nations émergentes de ce sport, et dans celles qui ont besoin de plus de visibilité localement. Ça permet aussi de voir du baseball et de l’analyser avant le début de la campagne dans la MLB. Voilà, ce qu’est la Classique Mondiale.    

Équipe Canada quasi dévoilée

Ceci dit, le Canada a rendu son alignement provisoire pour la Classique Mondiale. La formation canadienne, compte pour l’instant quelques joueurs des majeures. Philippe Aumont, Russell Martin, Justin Morneau, John Axford, Brett Lawrie, Michael Saunders et Chris Leroux, ont confirmé leurs intentions. Les noms de Ryan Dempster et Joey Votto pourraient s’ajouter éventuellement. C’est tout de même peu probable. Le Canada ne fait pas le poids à première vue. C’est au second regard qu’on se rend compte de toute la force des nôtres. Ils ont une carte cachée. Justement, le peu de joueurs des majeures ne vient pas briser la chimie de l’équipe nationale qui s’est qualifiée facilement l’automne dernier. Sensiblement le même effectif qui a excellé lors de la Coupe du Monde de 2011, et des jeux Pan-Am. Parmi ceux-ci, Jonathan Malo, Tyson Gillies, Scott Mathieson, Jimmy Van Ostrand, Cale Iorg, Adam Loewen et Trystan Magnuson, ne sont pas inconnus un à l’autre et ont gagné ensemble.

Il y a de l’expérience dans cette équipe. Il y a aussi beaucoup d’expérience des compétitions internationales. Certains noms ne vous disent probablement pas grand-chose. Ne vous fiez surtout pas aux apparences. C’est un tournoi! Un court tournoi, où le momentum et le timing, est bien plus important que le talent. Du talent, le Canada en a…moins que certaines formations de ce tournoi, mais assez pour rivaliser.

Les lanceurs auront l’avantage, même face aux pros des majeures. Les frappeurs n’auront pas tout leur synchronisme. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir un monticule de Justin Verlander et David Price. L’expérience supplémentaire apportée par les joueurs des majeures du côté du Canada, sera juste suffisante pour présenter une meilleure défensive et faire face à certaines situations. La fougue et la détermination viendra des membres des dernières éditions d’Équipe-Canada.

L’équipe du Canada pourrait bien être la poussière dans l’œil de ses adversaires. Une équipe dangereuse et imprévisible, dirigée par Ernie Whitt qui connaît bien ses protégés. Une équipe qui ne sera pas bâtit comme une équipe d’étoiles nationales, mais pour gagner avec un noyau de joueurs qui a déjà accompli trois missions importantes ensemble. S’il y a une chose qui colle à la peau des Canucks, c’est bien notre détermination et notre caractère.

Deux Capitales avec l’équipe   

Les Capitales de Québec de la ligue Can-Am seront bien représentés avec deux joueurs. Andrew Albers de l’organisation des Twins du Minnesota a connu beaucoup de succès dans l’enclos du gérant Patrick Scalabrini en 2010. Puis, on retrouve aussi, Monsieur Polyvalence, Jonathan Malo, qui est toujours avec les Capitales de Québec. Un solide joueur défensif. Un véritable poison pour l’adversaire. Il était à peu près temps que l’équipe nationale cesse de bouder les joueurs du baseball indépendant. Au fait, Malo, apportera t-il, le « Moose » du Canada avec lui durant la WBC? Pourquoi pas?   

mardi 8 janvier 2013

Le cyclope de Montréal


Au risque de vous décevoir, cet article n’est pas consacré à une nouvelle équipe de baseball professionnel à Montréal. Je vous parle plutôt d’un joueur exceptionnel qui a passé inaperçu dans l’histoire du baseball au Québec et dans celle des Royaux.

Tom Sunkel a lancé dans les majeures avec les Cardinals de St-Louis en 1937 et 39. Il a aussi joué pour les Giants de New York de ’41 à ’43 et avec les Dodgers de Brooklyn en 1944. Il était parfois utilisé comme partant, mais aussi comme releveur. Sa fiche en carrière dans les majeures n’est pas reluisante. Il a remporté 9 victoires, subit 15 revers et sa moyenne de points mérités pour 220.1 manches était de 4.53.

Chez les Royaux, Sunkel a lancé lors de deux saisons. En 1943, il a montré un dossier de 2-3 avec 3.55 de MPM. Pendant que la guerre tirait à sa fin, il a connu du succès en 1944 avec une fiche de 11-7 et une MPM de seulement 2.79. Impressionnant? Le qualificatif n’existe pas pour décrire ce qu’a accompli Sunkel. Car s’il n’était pas avec les nôtres et les siens pour libérer l’Europe, c’est tout simplement qu’il ne voyait que d’un seul œil. Son œil gauche a été endommagé alors qu’il était enfant. En 1941, il ne voyait plus du tout de cet œil, lui qui lançait et frappait de la gauche.

Pour lancer tout comme pour aller au bâton, il penchait la tête pour ajuster sa vision. Ce qui ne l’a pas empêché chez les Royaux de 1944, de retirer pas moins de 86 frappeurs sur des prises en 142.0 manches. Mais pour bien saisir la difficulté, il a aussi donné 83 buts sur balles cette même saison. Toute sa carrière, il a éprouvé des problèmes de précision. Autant dans les mineures que dans les majeures.

On peut facilement présumer qu’il a dû se battre toute sa vie contre les préjugés. Il a certainement été confronté à ceux qui lui ont dit qu’il ne pourrait pas, ou pourrait jamais. Sa seule présence sur un monticule d’une équipe professionnel est un exploit peu commun. Il a fait encore mieux en parvenant à convaincre tout le monde qu’il avait le talent pour lancer dans le grand show.

Sunkel a peut-être vu Montréal que d’un seul œil, mais combien n’ont jamais mis les pieds sur un monticule avec des joueurs comme Gene Mauch, Duke Snider et Jean-Pierre Roy? Sunkel avait sans aucun doute une incroyable force de caractère. Il était sûrement doté d’une persévérance peu commune. Ces qualités qui font la différence entre les joueurs de tous les jours et les grands. Sunkel était de ceux-là dans l’oubli.  




lundi 24 décembre 2012

Les prix D.O. Oh! Oh! Oh! 2012


Pour bien terminer l’année, on distribue les cadeaux. Malheureusement, la remise des prix D.O. ne rapportera absolument rien à leurs récipiendaires qui s’en contre-câlissent de toute façon.

Le joueur québécois de l’année : Philippe Aumont qui a finalement atteint les majeures avec les Phillies de Philadelphie.

Le titre de Canadien de l’année revient à Joey Votto des Reds de Cincinnati. Malgré son absence en raison d’une blessure et malgré une très bonne saison de Ryan Dempster. Celle-ci s’est assombrit au Texas.

La dinde de l’année : Melky Cabrera. *Applaudissez!*

Comme toute dinde ne serait pas une dinde sans farce, l’honneur revient aux Marlins de la Floride.  

Le pied de céleri de l’année : Nul autre que José Valverde avec sa contre-performance en séries.

Le jambon de l’année : Celui de mon boucher. Ça fait de délicieux sandwichs pour regarder la Série Mondiale. 

Le cavalier de l’année : Sans contredit Aaron Hill qui a sans doute appris lors de son séjour à Toronto avec le Carrousel de la GRC. Il en a réussi deux en 11 jours!

L’équipe de 2012 : Ce ne sont pas les Giants de San Francisco. Il faut traverser l’autre côté de la baie. Les A’s d’Oakland méritent ce titre.

Le chanceux de 2012 : Buck Shoewalter. Son équipe a joué tellement mal qu’elle a fait les séries! Il devrait sortir un livre bientôt d’ailleurs « Comment j’ai évité la dépression! »

L’homme à sa place de l’année : Kris Medlen des Braves d’Atlanta qui n’a perdu aucune décision après que son gérant ait enfin décidé de l’utiliser comme partant. Une séquence de 9 gains à son actif en 12 départs. Les Braves ont remporté les 12 matchs.

L’événement le plus important depuis que j’ai survécu à ma sixième fin du monde : Ce prix revient au transfert des Astros de Houston de la Centrale de la Nationale à l’Ouest de l’Américaine. Une décision qui pourrait conduire à un remaniement des divisions et des deux ligues dans le futur. Qui sait?

Le survivant de 2012 : Jim Leyland qui reviendra en 2013 après avoir démontré encore une fois qu’il est incapable de gérer un enclos.

Le Waterloo de la dernière année : Les Rangers du Texas qui se sont heurtés aux A’s d’Oakland lors de la dernière fin de semaine du calendrier régulier.

La plus grande gueule de 2012 : Ozzie Guillen pour ses propos pro-Chavez.  

La tarte de l’année : Bobby Valentine.

Les Poissons de l’année : Tous ceux et celles qui ont nagé dans l’aquarium de Jeffrey Loria et de son équipe, dirigée par une quelconque grande gueule.

L’homme invisible de l’année : Albert Pujols. Après avoir signé pour une somme considérable lui permettant enfin de s’acheter la télé en couleurs, les Angels attendent toujours qu’il affiche les siennes.

L’imbécile de l’année : Ben Cherington qui a engagé une tarte comme gérant des Red Sox.

Le fourré de l’année : Brian Cashman. Une géniale transaction qui a amené Michael Pineda aux Yankees en retour du top prospect Jesus Montero. Pineda blessé pourrait ne lancer que tard en 2013 pour son premier match à New York. Si jamais il lance…

L’overdosé de l’année : Nyjer Morgan des Brewers. Lui et Ron Washington partagent le même pusher de Red Bull…qu’ils doivent sans doute s’injecter. 

Le joueur de l’année : Miguel Cabrera qui a remporté la Triple Couronne. Une première depuis 1967. 

L’acteur de l’année : Comment voulez-vous que je le sache? Je ne suis pas chroniqueur cinéma moi sti!

Amusez-vous bien, soyez prudents! On se retrouve quelque part en 2013! À vous tous, je vous souhaite une belle année de baseball!


dimanche 16 décembre 2012

La chasse aux poissons


La chasse aux joueurs autonomes se transforme encore une fois en partie de pêche. De prédateurs, les directeurs gérants du baseball majeur passent rapidement au titre de proies comme de gros poissons qu’on a encore réussi à faire mordre.

Josh Hamilton a signé pour 5 ans avec les Angels de Los Angeles. Ces derniers n’ont pas encore compris que c’est leur monticule qui fait défaut. Un manque de profondeur dans la rotation et en relève ne se compense pas par un frappeur de puissance. D’autant plus que Torii Hunter n’avait pas connu une mauvaise saison. Un léger « upgrade » en attaque, c’est tout. En plus, on donne 5 ans à un joueur qui a eu quelques problèmes de santé. Hamilton aidera sûrement au niveau de la dynamique de l’équipe qui a perdu son enthousiasme après la saison 2003. Mais il n’apportera pas plus de victoires avec sa contribution sur le terrain. La relève va avoir besoin de faire le boulot! Sinon…

Les Red Sox de Boston ont fait un gros pas en avant…durant la saison. Mais deux pas en arrière une fois celle-ci terminée. Signer Mike Napoli pour remplacer le bâton d’Adrian Gonzalez. Puis le bras de Josh Beckett pour celui de Ryan Dempster. Ils ont aussi signé Shane Victorino. On croyait cette équipe en reconstruction, elle a plutôt décidé de rénover. Pour l’instant, ça place les Yankees de New York en avance dans le processus de reconstruction qui est inévitable pour ces deux équipes. Les deux formations n’iront pas loin l’an prochain, mais une des deux pourra se rabattre sur son projet de se relancer plus tard en ayant libéré du bois mort. Et ça ne sera pas les Red Sox.

Zach Greinke n’est pas une mauvaise acquisition des Dodgers de Los Angeles, mais la longueur et le montant donné vont les rattraper un jour ou l’autre.

Les chasseurs sachant chasser

Les Phillies de Philadelphie ont obtenus Michael Young. Young peut jouer partout à l’avant-champ. Ça aidera à remplacer Jimmy Rollins, Chase Utley et Ryan Howard. Trois joueurs fragilisés ces dernières années par les blessures. Young est un bon joueur d’équipe. Ils ont aussi acquis, Ben Revere des Twins du Minnesota. Un bon frappeur constant. Mais il a coûté cher. Ils ont surtout pensé à leur enclos. Mike Adams a pris la route de Philadelphie. Ce qui va solidifier la relève qui en avait besoin. 

Les Blue Jays de Toronto ont opté pour les transactions au lieu des agents libres. Ils ont comblé de sérieux manques dans leur rotation. Tout ça sans trop touché à leur offensive. R.A. Dickey devrait se joindre à l’équipe dans les prochains jours. Il en coûtera Travis d’Arnaud. Ce dernier est un cas douteux. À 23 ans, il n’a toujours pas percé alors qu’il en serait à sa troisième équipe à New York. Il a aussi des antécédents de blessures. Il a raté plusieurs matchs lors de deux de ses trois dernières saisons. Dickey n’est qu’une solution à court terme. Ce dernier a déjà 38 ans.

La meilleure signature revient aux Tigers de Detroit qui ont remis la main sur Anibal Sanchez pour 5 ans et 80 millions. Oui, 5 ans c’est trop long pour un agent libre, mais celui-ci n’a que 28 ans. Il garanti la profondeur dans la rotation des Tigers pour quelques saisons. Un bon second partant dans une rotation solide. Avec les Pirates de Pittsburgh, notamment en raison de la signature de Russell Martin, ils sont ceux qui ont le mieux fait jusqu’à présent. Attendons de voir la suite.   

vendredi 7 décembre 2012

L’équipe Toute Passion Baseball 2012



On arrive à la fin de l’année. C’est donc le moment de vous présenter l’équipe toute Passion Baseball 2012. Pour les non-initiés, les critères sont simples. Il n y en a pas! Il faut juste avoir réussi à me convaincre d’en faire parti. Et les statistiques ont rien à voir là-dedans.  

On commence dans la gauche. Le voltigeur choisit est le Cubain Yoenis Cespedes. Il a montré du cran. Une bonne capacité à s’adapter au rythme du baseball majeur. Il a traîné l’attaque des A’s d’Okland sur ses épaules toute la saison. Un bon joueur défensif et un frappeur capable d’aller chercher le gros coup sûr. La pression ne le dérange pas. 

Mon voltigeur de centre ne surprendra personne. Mike Trout des Angels de Los Angeles obtient le poste. Une excellente moyenne de .326 avec 30 circuits et 83 points produits. Sa vitesse en fait un joueur complet. Ce gars là peut vous battre à lui seul, et de plusieurs façons. Un joueur fiable défensivement qui a démontré pouvoir supporter la chaleur. 

Dans la droite, mon choix s’arrête sur un autre joueur des A’s d’Oakland. Josh Reddick. Le meilleur à ce poste en défensive en 2012. Au bâton, il totalise 32 longues-balles et 85 points produits malgré une moyenne de .242. Ce gars là se présente tous les soirs. C’est ce qui caractérise l’équipe Passion Baseball. J’ai même réussi, non sans une grande réflexion, à passer par-dessus l’homme des grandes occasions, André Ethier.

Au troisième coussin, qui d’autre que…non pas celui-là! Ni l’autre! Mais bien, Chase Headley des Padres de San Diego. Pourquoi? Parce que Headley est un frappeur intelligent qui s’ajuste aux situations dans un match. Capable de puissance avec 31 circuits, même en jouant dans un cimetière de frappeurs. Mal protégé dans l’alignement des Curés, il a quand même produit 115 points. Le plus patient de tous les troisièmes but des majeures. Un joueur intensif qui coure bien les buts. Défensivement, il refroidit carrément le « hot corner. » Tout simplement, le meilleur à sa position.

Au poste d’arrêt-court, le choix ne fut pas facile. J’ai finalement opté pour Elvis Andrus. Un arrêt-court typique. Un joueur agile, intensif, rapide avec peu de puissance mais qui remplit son rôle à merveille. Il est fiable défensivement. Son intensité lui coûte des erreurs qui n’en seraient pas avec d’autres. Tout simplement parce qu’ils n’atteindraient jamais la balle.

Mon deuxième but est Marco Scutaro. Il a été extrêmement fiable en défensive. Pas très puissant, il fut quand même le troisième joueur de deuxième but le plus productif avec 73 coureurs poussés au marbre. Son uniforme n’est propre que lorsqu’il ne joue pas. Tout le monde a pu constater son importance et la qualité de son jeu lors de la dernière conquête de la Série Mondiale par les Giants de San Francisco.

Au premier but, le Canadien, Joey Votto, se fait dépasser cette saison par Adam LaRoche des Nationals de Washington. Fort d’une saison de 33 circuits et 100 points produits, LaRoche a prouvé sa valeur. Il frappe autant les gauchers que les droitiers, autant sur la route qu’à la maison. Lorsqu’il débute une manche, il frappe pour .319 avec 11 circuits et 13 buts sur balles. Avec les buts bondés, il frappe pour .353 sans avoir frappé de circuit. Ce qui démontre bien l’intelligence et de dévouement à la cause des siens de ce joueur. Fait à ne pas négliger, il est solide en défensive.

Les receveurs ont toujours un rôle très important dans un match. Le mien, doit être excellent en défensive, il doit bien communiquer avec ses lanceurs, savoir les diriger et avoir un bras canon pour retirer les coureurs. Ryan Hanigan est mon choix! Le plus sous-estimé des tous les receveurs du baseball majeur a été un élément clé des succès des Reds de Cincinnati au monticule. C’est aussi un frappeur intelligent avec beaucoup de caractère. Il a le meilleur pourcentage de coureurs retirés des majeures en 2012. Ce gars là dégaine à une vitesse fabuleuse!

Je n’ai pas eu à réfléchir longtemps pour faire de Billy Butler l’homme de la situation au poste de frappeur désigné. Un frappeur qui inspire la crainte. 29 circuits, 32 doubles, 107 points produits avec une moyenne de .313 et .373 de moyenne de présences sur les sentiers. La différence entre lui et Adam Dunn, c’est qu’il s’ajuste au compte, et peut se contenter de mettre la balle en jeu, si la situation le demande.

Au monticule, mon gaucher est Gio Gonzalez des Nationals de Washington. Sa combativité au monticule n’a d’égale que l’adversité auquel il fait face. En 199.1 manches, il n’a donné que 9 circuits. Le plus bas total chez les gauchers de plus de 190 manches. Il est constant dans ses performances et pas mauvais en défense.

Le droitier est Jarrod Parker des A’s d’Oakland. Non, il n’a pas gagné le Cy Young. Il a aussi perdu deux fois contre les Tigers en finale de l’Américaine. Et ce n’est certainement pas la pression qui l’a étouffé. En septembre, en pleine course aux séries, il a vaincu Baltimore, Los Angeles et le Texas. Tout ça avant de battre les Rangers à nouveau le premier jour d'octobre dans un match sans lendemain qui a aidé les siens à devancer les Texans.  La verte recrue en a fait voir de toutes les couleurs à ses adversaires tout au long de la saison. Il a du chien celui-là!

Mon releveur droitier est Mitchell Boggs des Cardinals de St-Louis. Un lanceur imposant qui n’hésite pas à défier les frappeurs. Un WHIP de 1.05 et une MPM de 2.21. Une attitude de gagnant que j’aime voir dans le visage d’un releveur.

Le releveur gaucher est Jeremy Affeldt des Giants de San Francisco. Rien ne semble le déranger. Il ne rate que très rarement une sortie. Si jamais ça arrive, il rebondit aussitôt à la suivante. Un lanceur décevant pour les frappeurs avec des couilles en acier trempé!

Mon closer est Craig Kimbrell des Braves d’Atlanta. Une MPM de 1.01 avec 42 sauvetages. L’adversaire a frappé pour un microscopique .126 contre lui tout au long de ses 62.2 manches de travail. À 24 ans, il impressionne par son aplomb. Il est déjà intimidant! Et j’adore!

Il faut un directeur gérant qui comprend comment bâtir une équipe de caractère pour donner à son gérant les outils nécessaires. Brian Sabean a toutes les qualités pour orchestrer une équipe assoiffée de victoires. Ses transactions passent souvent inaperçues car elles comportent rarement de gros noms. Mais il ramasse les éléments qui cadrent dans sa philosophie. Le bon joueur au bon endroit avec la bonne attitude. 

Mon gérant de l’année reste Joe Maddon. Il n’a pas mené son équipe en séries, mais les blessures à des joueurs clés l’ont écarté du baseball d’octobre. Maddon a quand même réussi à garder son équipe dans la lutte. Il comprend ses joueurs, il arrive à amener tout le monde à tirer du même côté. Il sait exactement où il va et il a le don d’appuyer sur les bons boutons au bon moment. 

Quoi de mieux qu'un passionné de baseball pour supporter cette équipe. Il nous faut également un amateur de l'année. Chez ceux qui se manifestent ou que j'ai l'occasion d'observer les commentaires, il y a plusieurs bons candidats. Mon choix pour 2012 s'arrête sur Guy "Gerry Lake" L. Du baseball, il en mange. Il m'arrive parfois de le citer, ou de m'appuyer sur certaines de ses observations. Il est à l'affût de tout. Avec son oeil de lynx, il analyse tous les aspects de ce merveilleux sport qu'est le baseball. 

Le rôle des frappeurs Passion Baseball 2012

1-     Mike Trout CC
2-     Marco Scutaro 2B
3-     Yoenis Cespedes CG
4-     Billy Butler DH
5-     Adam LaRoche 1B
6-     Chase Headley 3B
7-     Ryan Hanigan R
8-     Josh Reddick CD
9-     Elvis Andrus AC