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dimanche 23 septembre 2012

WBC France : L’heure est au bilan


Faute d’avoir remporté une improbable victoire dans le dernier tournoi de qualifications à la Classique Mondiale de Baseball, la France aura tout de même fait un pas majeur pour l’avancement du baseball dans son pays.

À défaut d’être un jardin de roses, le constat final n’est pas une catastrophe. Sur le terrain, les lacunes évidentes n’ont pas empêché l’équipe d’éviter l’affront. Dans les deux revers subis, la France s’est bien défendue. Ce que plusieurs craignaient avec raison, n’est jamais arrivé. Ils n’ont pas eu l’air fou. La performance fut respectable dans les circonstances. Certes des joueurs ont déçu et ce n’est pas nécessaire de nommer des noms. Par contre d’autres ont pris la relève et ont répondu à l’appel. Un manque d’opportunisme, d’expérience, de confiance et un mental collectif fragile aura empêché l’équipe de remporter un match et possiblement de réduire l’écart dans un revers de 8-0 face à l’Espagne. On a aussi pu constater des problèmes évidents de solidité au monticule. En défensive sur le plan technique également. Il ne manquait pourtant pas grand-chose pour poursuivre la route, ne serait-ce qu’un match de plus. C’est pour dire combien chaque gain représente beaucoup de travail. Imaginez maintenant pendant 162 matchs dans le baseball majeur.

Il n y a pas que sur le terrain qu’il y a eu des lacunes. La Fédération et les décideurs du baseball français ont aussi leur part. D’abord au niveau de l’organigramme. Aucun Directeur Gérant. Encore moins un assistant. Pas de directeur du recrutement, pas plus de dépisteur international. Pas de relationniste avec la Presse, pas de directeur du marketing non plus. On avait des personnes aux communications. Des webmasters plus qu’autre chose qui ont quand même rédigé quelques communiqués, et qui ont facilité le travail des médias sur place lors du tournoi. Un président de Fédération également appuyés de quelques membres. Tout ce beau monde a joué les hommes orchestres. Eux non plus n’ont pas eu l’air fou. Ils ont fait avec les moyens qu’ils avaient. Mais à l’image de l’équipe sur le terrain, il faudra préparer la prochaine aventure à la WBC, et les autres avec une organisation mieux structuré dans laquelle chacun a un rôle précis, et une petite préparation pour son boulot.

La chose la plus désolante, fut sans doute de voir des conflits à l’interne entre deux structures. S’il y a une structure de trop, et il y’en a une, il faut tout simplement l’abolir. Je sais, on ne peut pas agir ainsi…ça n’empêche pas de diminuer son pouvoir. Il n’est pas normal, que le gérant à la Classique Mondiale n’a pas pu être là à la Coupe d’Europe quelques jours auparavant. Ni pour observer ses futurs joueurs, encore moins pour les diriger. Non seulement, il faut maintenant un organigramme pour la WBC, mais ce même organigramme doit être en fonction pour toutes les compétitions. Qui donc a choisi le gérant et les joueurs de l’équipe à la Classique Mondiale? On s’en doute, mais avec un Directeur Gérant on saurait qui est le patron de l’équipe nationale. La presse saurait aussi vers qui se tourner quand elle a un besoin s’il y avait un relationniste avec les médias bien identifié comme tel et non des comités ou des responsables de communications. De même pour le marketing. Dans ce dernier cas, autant pour l’équipe nationale que pour l’ensemble des recherches de commanditaires au profit de toute la fédération.      

Les retombés pour le baseball seront dérisoires. L’équipe nationale, n’a pas attiré un grand intérêt médiatique en France. Mais c’est une première. La glace est brisée. On vient peut-être même de se libérer d’un carcan dans lequel le baseball était pris depuis longtemps. Il faut maintenant poursuive le combat pour amener plus de jeunes vers ce sport.
Cette fois, on est allé de l’avant. Les contacts avec la MLB, les liens tissés avec Éric Gagné, Jim Stoeckel et certains joueurs étrangers ouvriront des portes.

Le simple fait d’avoir été de cette compétition est déjà un point tournant dans l’histoire du baseball en France. Un moment dont on doit absolument perpétuer le souvenir. On doit également tirer des leçons. C’était une expérience extraordinaire. Elle est terminée. C’est le moment de travailler.


samedi 22 septembre 2012

Carnage en Allemagne

Le Canada a défait l’Allemagne 16-7 pour obtenir le droit de jouer la finale de son groupe.

L’attaque canadienne a entamé la rencontre de belle façon. Jimmy Van Ostrand a lancé les hostilités à la manche initiale en sautant sur une offrande d’Alex Burgos. Un circuit bon pour trois points.

En fin de deuxième, James Avery, visiblement sans étoffe, a vu Eric Suttle porter le compte 3-2 avec un simple. Matthew Vance a ensuite provoqué l’égalité, lui aussi avec un simple opportun. Van Ostrand avec son second circuit du match, son troisième du tournoi a redonné les devants au Canada en début de troisième. L’Allemagne a de nouveau créée l’impasse sur un optionnel de Guhring en fin de troisième. C’est Jamie Richmond des Capitales de Québec qui a mis fin à la manche en relève à Avery. Un circuit de Tyson Gillies a placé le Canada en avant 5-4 en début de septième. Mais ce n’était pas fini, la formation canadienne a ajouté quatre autres points avant la fin de la manche sur un triple de Tim Smith et des simples de Van Ostrand, Shawn Bowman et Chris Robinson. L’Allemagne a refusé d’abdiquer en marquant deux fois à leur tour au bâton sur un double d’Aaron Alther et un simple de Kai Gronauer. C’était 9-6 après sept.

Le Canada a assuré sa victoire ensuite. Ce fut le début du carnage avec deux autres points en huitième sur un circuit de Jordan Lennerton et un simple d’Adam Loewen. Ils en ont ajouté cinq en neuvième, dont quatre sur un grand chelem de René Tosoni pour porter le pointage à 16-6. Les Allemands ont inscrit un dernier point à la fin de la neuvième.

N’eut été d’un départ douteux de James Avery, le match ne se serait pas rendu à la limite. Il faut quand même donner le crédit qui revient à l’équipe allemande. Cette dernière a bien profité de tout ce que leur ont offert les artilleurs canadiens. Une équipe avec du punch en attaque et une bonne attitude. Il faudra les surveiller ceux-là dans le futur.

Le ciel tombe sur la tête des Bleus


La France a été éliminée des qualifications en raison d’un revers de 5-2 aux mains de l’Afrique du Sud. Ce n’est pas faute d’avoir combattu au travers de trois délais de pluie. Mais un manque flagrant d’opportunisme les a sortis de cette rencontre. La victoire leur a pourtant été offert à quelques reprises sur un plateau d’argent, mais on a levez le nez sur une entrée dans l’histoire.

C’est la France qui  donné le ton avec deux points dès la manche initiale. Un optionnel de Sneideer Santos a poussé Maxime Lefevre au marbre pour le premier point avant que Carlos Hereaud en fasse autant avec un simple qui a envoyé Emmanuel Garcia inscrire le deuxième. L’Afrique du Sud n’a jamais pu s’imposer en attaque jusqu’en cinquième alors qu’ils ont soutiré une multitude de buts sur balles. Ils ont marqué une fois sur un optionnel de Paul Bell. Le second point est le résultat d’une feinte non-réglementaire de Thomas Meley avec les buts remplis. Les Sud-Africains n’ont pas frappé de coup sûr en 5 manches, mais ont quand même créé l’égalité. Il a fallu attendre la huitième pour inscrire un premier coup sûr.

Un long double de Paul Bell bon pour deux points a rompu l’égalité en début de onzième. Tout juste après que la France ait laissé les buts remplis avec le point de la victoire au troisième et un seul retrait.

Beaucoup plus inspirés, les Français ont été plus agressifs. Les frappeurs ont été plus patients tout en attaquant la balle. On a vu moins d’élan défensif. Toutefois, quelques erreurs mentales ont été commises. Notamment par Santos alors qu’il a tenté de se rendre au troisième sur un ballon-sacrifice qui envoyait René Leveret au marbre. Il a été retiré facilement, avant que Leveret ne touche la plaque. On se demande encore où il s’en allait alors que l’action se passait devant lui.  

Le monticule a offert une prestation solide malgré les nombreuses passes gratuites. En quelques occasions, ils ont tiré les marrons du feu après s’être placés en situation précaire. Leonel Cespedes a été sublime au long de son séjour de 4.0 manches. Il a égrainé 2 coups sûrs, 2 buts sur balles et il a retiré 6 frappeurs sur des prises. Il a bien mélangé ses tirs pour garder les frappeurs en déséquilibre.

Ce match aurait facilement pu tourner à la faveur des Bleus s’ils avaient profité de la moitié de leurs occasions de marquer. Ça sera pour une autre fois. Il faudra apprendre de cette rencontre.

Tout le monde a frappé son coup sûr chez les Français sauf Ernesto Martinez (0/2) et Florian Peyrichou (0/1). René Leveret (2/5) et Carlos Hereaud (2/5) ont été les meilleurs en attaque.

Le début du match a été retardé par un délai de pluie et de deux autres en cours de rencontre. À la seconde occasion, les dirigeants ont décidé de remettre à aujourd’hui le reste de cette partie.

Le gagnant, Dylan De Meyer
Le perdant Patrick Lemestre   


Premières historiques

Le premier point de l’histoire de la France aux qualifications de la Classique Mondiale appartient à Maxime Lefevre.

Le premier point produit est l’œuvre de Sneideer Santos.

jeudi 20 septembre 2012

WBC qualifications : Défaite honorable pour la France


Lors de son premier match historique aux qualifications de la Classique Mondiale de baseball, l’équipe de France a dû s’avouer vaincu  face à l’Espagne, au compte de 8 à 0.

Le partant des Bleus, Patrice Briones en a eu plein les bras dès la première manche quand il a vu ses opposants prendre les devants 2-0 à ses dépens. L’offensive espagnole a marqué trois autres fois en deuxième et encore deux à la troisième pour porter la marque à 7-0. Avec un pareil coussin, Nick Schumacker avait toute la marge de manœuvre dont il avait besoin pour travailler. Il a d’ailleurs excellé tout au long des 6.1 manches qu’il a officié au monticule. Il a joué les radins en ne concédant que 4 maigres coups sûrs et 2 buts sur balles.

Après la troisième, la relève de la France a fermé la porte. Thomas Melley et Anthony Piquet n’ont perms à aucun adversaire de toucher le marbre. Thomas Langloys a terminé la rencontre en allouant un long circuit à Barboro Canizares. Une claque en solo pour le compte de 8 à 0.

Offensivement, les Français n’ont pu créer quoi que ce soit. Une belle occasion a été raté de s’inscrire au pointage en deuxième avec deux coureurs sur les buts et un seul retrait, mais ils ont été incapables de pousser un des leurs à la plaque payante. Les Bleus n’ont pas été assez patients au bâton. Ce qui a permis à Schumacker de se rendre jusqu’en début de septième. Dommage car personne n’a vraiment eu l’air fou dans le rectangle des frappeurs. Il y aurait eu moyen de générer quelque chose. Hanvi a été le meilleur. Il a frappé un simple, soutiré un but sur balles et il a été solide défensivement.

Justement, si défensivement, l’Espagne a bien fait, la France a aussi démontré être capable de tenir son bout malgré quelques ratés. C’est d’ailleurs à la défensive qu’on doit l’accomplissement d’avoir évité l’affront du Mercy Rule. Quelques belles pièces d’Emmanuel Garcia, et de Frederic Hanvi. Un jeu de synchronisme entre le lanceur Anthony Piquet et l’arrêt-court Maxime Lefevre a permis de prendre un coureur à contre-pied au deuxième. Ajoutez un superbe double-jeu, tourné par Luc Piquet et Maxime Lefevre qui s’est terminé dans le gant de René Leveret au premier but.  Boris Marche a aussi montré de l’aplomb derrière le marbre.

Une mention honorable au partant Patrice Briones. Le vétéran s’est battu, et a chèrement vendu sa peau. Malgré un répertoire limité, il a puisé dans ses ressources de vieux loup pour se sortir d’impasse. Un bon guerrier qui aurait cependant dû gérer ses émotions.

Malgré le pointage, Équipe France n’a pas à rougir de sa performance. Ils ont vraiment essayé. Plus de confiance, et un ou deux lanceurs aguerris auraient changé l’allure de  ce match. Le manque d’intensité et d’enthousiasme étaient palpable. Il manque beaucoup moins de chose qu’on pourrait l’imaginer à cette formation. L’avenir peut être prometteur. Pour l’instant, l’avenir c’est maintenant face à l'Afrique du Sud..

Aujourd’hui, ce n’est pas le moment des critiques. C’est le temps de savourer cette première peu importe le résultat au tableau. La France est là où elle n’a jamais été, et elle s’est bien défendue. Chapeau!

Les premières historiques

Patrick Briones a obtenu le premier retrait sur des prises de la France aux qualifications de la WBC. Il a accordé le premier but sur balles à Barbaro Canizares, le premier coup sûr à Engel Beltre, le premier point produit à Yunesky Sanchez et le premier point à Engel Beltre.

Thomas Langloys a concédé le premier circuit à Barbaro Canizares.

Le premier but sur balles de la France revient à Emmanuel Garcia. Le premier coup sûr appartient à Carlos Hereaud.



WBC Qualifications: Victoire du Canada


Dans un match sans histoire, le Canada, a profité des largesses de la défensive Britannique pour s’imposer par la marque de 11 à 1.

Le partant Chris Reed pour la Grande Bretagne a bien amorcé la rencontre, mais il a été mal supporté par sa défensive. Ce qui a permis aux Canadiens de prendre les devants 2-0 dès la première manche. Ils ont inscrit un autre point plus tard en cinquième sur un double d’Adam Loewen.  La réplique est venu d’Alexander Cartwright avec une claque en solo aux dépens de Shawn Hill qui était en parfait contrôle de la situation jusque là. En septième le ciel est tombé sur la tête de la Grande Bretagne. Un manque de profondeur au monticule, et plusieurs erreurs ont ouvert la porte à une manche de sept points pour se sauver avec la victoire. Cette manche a marqué la fin du match selon le « Mercy Rule », soit dans ce cas ci un écart de plus de 10 points après la septième manche.  Skyler Stromsoe a cogné un double qui a vidé les sentiers dans cette manche alors que Jimmy Van Ostrand a frappé un circuit bon pour deux points plus tôt dans la manche. C’est Tyson Gillies à l’aide d’un triple qui a scellé l’issu de la rencontre en produisant le onzième point du Canada.

Bonne sortie pour Shawn Hill qui a espacé 3 maigres coups sûrs en 5.2 manches. Il a retiré 7 frappeurs sur des prises. Chris Kissok a fait le travail en relève en n’allouant qu’un coup sûr en 1.1 manche.

En attaque, Tyson Gillies a obtenu 3 coups sûrs comme premier frappeur du rôle offensif. Adam Loewen et Chris Robinson en ont frappé 2. Quant au Québécois Jonathan Malo, il n’a pas frappé en lieu sûr, mais il a soutiré un but sur balles et marqué une fois.

Le Canada a été une bonne coche au-dessus des Britanniques qui se sont quand même bien battus pendant les 5 premières manches. Il n y a aucun doute que la Grande Bretagne a beaucoup de difficulté avec l’exécution de certains jeux défensifs. Ils ont été débité de 3 erreurs, mais pour être bien honnête, plusieurs balles auraient pu trouver preneurs ou être mieux joués.

Le prochain match d’Équipe Canada aura lieu samedi contre le perdant du match entre la République Tchèque et l’Allemagne. 

Les survivants : C'est terminé pour les Bucs


Un navire vient de couler; Celui des Pirates de Pittsburgh qui n’aura pas réussi à traverser la tempête. Le nombre de matchs qui les séparent d’une place de Wild Card n’est pas complètement insurmontable, mais c’est le nombre d’adversaire devant eux qui les éliminent. C’est finalement le monticule qui aura pris l’eau. La rotation s’est effondré à compter du mois d’août. James McDonald pourtant très bon jusqu’au match des étoiles, s’est soudainement mis à lancer comme celui que les Dodgers de Los Angeles ont laissé partir. Il y a quand même plusieurs points positifs pour s’appuyer dans l’avenir. L’attaque s’est mise en marche plus la saison avançait. C’est bon signe. Andrew McCutchen connaît une excellente saison. Neil Walker vient d’ajouter une saison supplémentaire dans son bagage d’expérience, et Pedro Alvarez a livré la marchandise, bien qu’encore trop impatient. Les éléments sont en place pour espérer un titre de la Centrale dans les prochaines années. Aux dirigeants de l’équipe de faire ce qu’il faut pour trouver les pièces manquantes. Trois bons vétérans qui ont du vécu dans les courses aux séries les auraient grandement aidés à traverser les moments difficiles.

Leur saison n’est pas encore perdue. Ils peuvent toujours jouer pour .500. Une première depuis Barbe Bleue.  

Une, peut-être deux équipes sont encore en position de sortir. Ensuite, ça sera la fin de cette chronique puisque ce sont les mathématiques qui élimineront ce qui restera de survivants. 

Voici nos survivants…

Les Survivants :

Yankees de New York
Orioles de Baltomire
Rays de Tampa Bay
White-Sox de Chicago
Tigers de Detroit
Rangers du Texas
Angels de Los Angeles
A’s d’Oakland

Nationals de Washington
Braves d’Atlanta
Reds de Cincinnati
Card’s de St-Louis
Dodgers de Los Angeles
Giants de San Francisco


Éliminés :

Cubs de Chicago
Astros de Houston
Padres de San Diego
Rockies du Colorado
Mariners de Seattle
Royals de Kansas City
Twins du Minnesota
Brewers de Milwaukee
Marlins de Miami
Phillies de Philadelphie
Mets de New York
Indians de Cleveland
Red Sox de Boston
Blue Jays de Toronto
Diamondbacks de l’Arizona
Pirates de Pittsburgh


mardi 18 septembre 2012

WBC Édition Canada: Comme à la Série du Siècle


L’équipe canadienne de baseball qui se prépare à entreprendre les qualifications pour la Classique Mondiale du printemps prochain se retrouve dans une situation qui rappelle étrangement ce que notre nation a vécu au hockey en 1972 lors de ce qui fut baptisé ensuite la Série du Siècle.
                                                                 
Le Canada part grand favoris de son groupe composé de la Grande-Bretagne, la République Tchèque et de l’Allemagne. Trois adversaires qui peuvent prétendre à la manière des « Popov » de l’époque être là pour apprendre. La Grande Bretagne compte sur un lanceur à surveiller en Chris Reed. Né à Londres il a joué lors du match des futures étoiles du baseball majeur cette saison. Chris Berset a quant à lui fait un petit saut chez les Braves d’Atlanta.  Pour le reste, c’est un mélange de joueurs universitaires et au calibre nettement inférieur à celui dans lequel évolue l’essentiel d’Équipe Canada. Chez la République Tchèque, ce n’est pas très bien garni non plus côté expérience. Mike Cervenak et possiblement le plus connu pour avoir joué un peu chez les Phillies de Philadelphie en 2008. Sa « faute d’orthographe », Martin Cervenka est pour sa part dans le baseball affilié. La majorité des joueurs proviennent de la ligue du pays qui est une ligue senior semi-pro au calibre difficilement évaluable. L’Allemagne aura l’avantage de jouer devant ses partisans au Armin-Wolf-Arena. Les joueurs les plus connus sont Will Ohman et Toby Gardenhire, le fils du gérant des Twins du Minnesota. Ils auront aussi dans leurs rangs Max Kepler, un autre produit des Twins.

Inutile de vous parler d’Équipe Canada avec une formation monstrueuse pour ce groupe. C’est pour dire combien l’écart est grand pour ces nations. Le Canada est privé de ses meilleurs joueurs qui sont toujours dans les majeures, sans compter qu’on aurait pu inviter quelques autres bons éléments, mais on n’a pas de place pour tout le monde. L’édition de 2011 a remporté le bronze au championnat du monde et l’or aux jeux Panaméricains. C’est sensiblement le même groupe de joueurs qui se retrouve avec l’équipe de cette année. Leur défi est d’amener l’équipe à la Classique Mondiale. Tâche ingrate puisque quelques uns devraient y laisser leur place au profit de joueurs des majeures.

Il faudra éviter de prêcher par excès de confiance. Il faudra savoir être patient pour bien étudier chaque lanceur dont la plupart leur seront inconnus. Il est possible que les frappeurs canadiens ne voient pas le même lanceur deux fois dans un même match. Avec le nombre de lancer limité, les gérants adverses pourraient bien en profiter pour présenter un lanceur différent à chaque trois manches pour empêcher les canadiens de s’ajuster.

Une élimination serait une catastrophe. Une qualification ne serait pas la gloire mais un juste retour des choses. La pression est sur les nôtres.