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mardi 18 septembre 2012

WBC Édition France: À l’aube de l’histoire


La France représente la nation négligée de la phase de qualification en marge de la prochaine Classique Mondiale de Baseball. Le parcours débute le 20 septembre à Jupiter en Floride. Les observateurs leur accordent peu de chance de faire mieux que le dernier rang derrière l’Afrique du Sud, Israël et l’Espagne.

Ce qui revient souvent dans les analyses, c’est le manque de joueurs expérimentés. On fait beaucoup état de l’alignement d’Israël qui compte Gabe Kapler et Shawn Green. On parle également beaucoup d’Engel Beltre chez les Espagnols, et bien sûr, d’une équipe de l’Afrique du Sud qui compte elle aussi quelques joueurs dans le baseball affilié ou indépendant.  

Si on regarde de plus près, Kapler et Green sont retraités. Le synchronisme ne sera pas du rendez-vous. Il reste aux lanceurs de bien mélanger leurs tirs. Ce n’est pas de ces deux joueurs que viendra la menace israélienne mais bien plus de leur monticule qui compte quelques lanceurs évoluant au niveau AAA ou AA. Mais ils n’ont pas beaucoup de profondeur sur la butte. Ce qui pourrait les rejoindre en fin de compétition.

Au niveau de l’Espagne, un seul joueur est né là-bas. Outre Beltre, ils seront armés de deux lanceurs talentueux en Richard Castillo et Chris Manno. Ils seront appuyés par d’autres lanceurs professionnels évoluant dans le baseball pro en Amérique et en Italie. Leur principal atout, c’est de pouvoir compter sur pas moins de six lanceurs gauchers. Tous les lanceurs droitiers, ont joué en Italie ou dans le baseball indépendant. Du côté de l’Afrique du Sud, la plupart des joueurs proviennent de la ligue du plus haut niveau au pays. Ils seront renforcis de quelques lanceurs jouant dans le baseball affilié dans les niveaux inférieurs au A+.

La France ne sera pas en reste. Faute de collectionner les passeports, les joueurs étrangers éligibles à porter leurs couleurs nationales ont le mérite de pouvoir avoir un impact majeur. Notamment, René Leveret, qui a remporté le championnat des frappeurs dans la Can-Am avec les Capitales de Québec. S’il est parfaitement rétablit, Emmanuel Garcia stabilisera le milieu de l’avant-champ en défensive. La principale lacune des Français, est le manque d’expérience au monticule face à des frappeurs professionnels aguerris. Ils en auront plein les bras en ouverture avec l’Espagne. Ça sera un très bon test.

Au fond, la meilleure chose qui pouvait arriver aux cousins, c’est de partir dans cette position d’équipe défavorisée. Ils auront déjà bien assez de pression avec cette première invitation historique à danser avec les meilleures nations du monde. Ils ont la chimie. Ils ont l’expérience des compétitions internationales. Ils sont sous l’aile d’un gagnant du Cy Young en Éric Gagné. Leur gérant, James Stoeckel, est un bon technicien. Ils ont de la vitesse et l’avantage d’avoir des lanceurs méconnus des frappeurs adverses. À eux de jouer et d’aller chercher le respect et la notoriété que le baseball français attend depuis si longtemps.






lundi 17 septembre 2012

Le Super 5 Passion Baseball


On entreprend la dernière semaine pour faire notre évaluation des 5 supers puissances du baseball majeur. La dernière ne changera rien étant donné les repos accordés aux joueurs des équipes qui seront assurés de leur position en séries. Qui sera la plus grande puissance de 2012? Nous le verrons cette semaine. Pour l’instant les Braves d’Atlanta font un retour alors que les Rays de Tampa Bay prennent le chemin du radar.


Voici nos 5 supers puissances…  
 

1 – Nationals de Washington : On a beaucoup parlé de la bande à Strasburg et de leur rotation quasi infaillible. Tellement qu’on en a oublié la meilleure attaque des majeures jusqu’ici en septembre. C’est l’équipe qui a frappé le plus circuit dans la ligue Nationale depuis le match des étoiles. Desmond, Zimmerman, Harper, LaRoche et Espinosa sont tous des menaces pour la longue-balle. N’oublions pas Jayson Werth qui s’est présenté comme une brise d’air fraiche depuis son retour au jeu. Bryce Harper démontre qu’il peut tenir la route durant une longue saison avec une moyenne de .341 en septembre pour la verte recrue. En ajoutant une offensive dangereuse au brio de leurs lanceurs, ils deviennent des aspirants très sérieux avec tous les espoirs qui viennent avec.

2 – Rangers du Texas : D’ici peu, du moment qu’ils pourront concrétiser leur titre dans l’Ouest, ce qui n’est pas garanti, Josh Hamilton bénéficiera sans doute de périodes de repos plus fréquentes. Les petites blessures qui suivent les plus grandes dont il a écopé dans le passé commencent à le rejoindre. Il est en pleine léthargie. C’est Adrian Beltre qui prend sur ses épaules de sonner la charge en attaque. Un chiffre qui parle de lui-même. Les releveurs des Rangers n’ont subi que 10 défaites. Seuls les Orioles en font autant dans les majeures. Ils doivent beaucoup à la recrue, Robbie Ross, qui a donné 60.2 manches de travail à Ron Washington. Une fiche de 6-0 avec une moyenne de points mérités de 1.78. Deux chiffres qui se marient bien. Il est facile de constater que ses 6 victoires ne sont pas le résultat d’un sabotage du travail des partants, mais bien de vraies gains dans lesquels ses performances ont permis aux siens de remporter le match après une égalité ou avoir tiré de l’arrière.

3 –  Reds de Cincinnati : Ils sont dans une situation complexe. Il n’est jamais facile pour une équipe de se tourner les pouces sur le banc en attendant que les jours passent pour voir enfin les séries. Les joueurs ont tendance à être relaxe, trop relaxe. La motivation n’est plus la même, faute de devoir remporter son titre en se battant jusqu’au bout. Ils vont le prendre comme n’importe qui le ferait. Le choc pourrait quand même être brutal, lorsqu’ils mettront les pieds en octobre face à des équipes inspirées de leurs récentes victoires. Le premier tour des séries sera très important pour eux. Dusty Baker a commencé à accorder des repos à ses hommes. Sauf à Brandon Phillips et Jay Bruce. Ils auront sûrement leur tour sur le banc sous peu.

4 – Les A’s d’Oakland : Ils sont venus bien près d’infliger un balayage aux Angels de Los Angeles dans une série de quatre matchs pour débuter la semaine. Jerry Blevins a été magistral dans un sauvetage désespéré suite à une mauvaise sortie de Balfour. Il s’est amené avec le point de la victoire au troisième, un coureur au premier et aucun retrait. Il s’en est sorti sans rien donner. Cette performance est à l’image de la force de caractère des A’s. Josh Reddick et Yoenis Cespedes sont en léthargie bien que le dernier arrive à en sortir une de temps en temps. Toutefois Chad Pennington semble enfin se replacer. La pression est sur les épaules des jeunes lanceurs qui continuent d’impressionner.  Ils ont presque assuré leur place en séries. Mieux, ils se sont approchés plus près des Rangers et du premier rang dans l’Ouest. D’ici la fin, rien de facile. Sur la route, Tigers pour 3, Yankees pour 3, Rangers pour 4, à domicile, Mariners pour 3, Rangers pour 3. 

5 –.Braves d’Atlanta : Un retour pour les Braves qui jouent du gros baseball par les temps qui courent. Ça ne peut pas mieux tomber pour eux. Alors que le spectre de l’effondrement de 2011 planait au-dessus de l’équipe au début du mois dans une série de défaites, Chipper Jones a pris les choses en main avec un long circuit pour relancer son équipe sur le sentier de la guerre. Freddy Freeman et Jason Heyward seconde le vétéran en alliant puissance et patience. Le partant, Kris Medlan n’a pas perdu une seule décision depuis le match des étoiles. Une MPM de 0.85 avec 77 K en 74.1 manches. Utilisé en relève en première moitié, il s’impose comme partant. Il a bouché un grand trou dans la rotation.


Hors Super 5 : Rays de Tampa Bay
Nouveaux Super 5 : Braves d’Atlanta

À surveiller : Rays de Tampa Bay, Yankees de New York, Orioles de Baltimore, Giants de San Francisco

Sortis : Angels de Los Angeles
Entrés : Giants de San Francisco

dimanche 16 septembre 2012

Les survivants : Petit rappel


Ne vous en faites pas, je n’ai pas oublié de publier cette chronique. C’est toujours impossible d’éliminer qui que ce soit pour l’instant. Mais ça viendra cette semaine. Toujours 15 équipes ont encore une chance de faire les séries. On a bien failli faire renaître les Phillies de Philadelphie et les Brewers de Milwaukee, mais il manque encore une petite marche toute petite pour pouvoir le faire. Jamais je n’ai eu à faire revivre une équipe depuis que cette chronique existe. C'est-à-dire quelques années. Lorsque j’élimine une formation, sa seule chance de revenir, passe par une combinaison de facteurs. Un effondrement de quelques équipes devant avec une longue séquence de succès. Ça peut paraître assez probable vu ainsi, mais on élimine aussi une équipe lorsqu’elle a montré des lacunes et que les équipes devants ont démontré être plus solides.

Dans les deux cas, les Brewers autant que les Phillies, profitent de l’inertie des Pirates de Pittsburgh, des Cards de St-Louis et du retard dans la chimie des « nouveaux » Dodgers de Los Angeles. Malgré de bonnes séries de succès, les deux équipes, n’en sont pas encore à la résurrection. Il y a encore trois équipes en avant d’elles, les jours passent et on est à plus de 2.0 matchs d’une position en séries. Deux matchs peuvent vous sembler peu, mais avec une 15aine de matchs à jouer et surtout plus qu’une équipe à dépasser, ce n’est pas chose simple. Il faut aussi que les autres perdent pour avancer. Seuls les Brewers affronteront une des trois équipes devant eux. Les Pirates cette semaine. Et ce n’est pas gagné!  




Voici nos survivants…

Les Survivants :

Yankees de New York
Orioles de Baltomire
Rays de Tampa Bay
White-Sox de Chicago
Tigers de Detroit
Rangers du Texas
Angels de Los Angeles
A’s d’Oakland

Nationals de Washington
Braves d’Atlanta
Reds de Cincinnati
Pirates de Pittsburgh
Card’s de St-Louis
Dodgers de Los Angeles
Giants de San Francisco


Éliminés :

Cubs de Chicago
Astros de Houston
Padres de San Diego
Rockies du Colorado
Mariners de Seattle
Royals de Kansas City
Twins du Minnesota
Brewers de Milwaukee
Marlins de Miami
Phillies de Philadelphie
Mets de New York
Indians de Cleveland
Red Sox de Boston
Blue Jays de Toronto
Diamondbacks de l’Arizona


vendredi 14 septembre 2012

WBC : Équipe Canada et Équipe France dévoilées


Les qualifications en prévision de la prochaine Classique Mondiale qui aura lieu en mars 2013 approchent à grand pas. Équipe Canada et Équipe France ont dévoilé leur alignement hier.

D’abord pour Équipe Canada, on se rend compte de quelques oubliés. Notamment, Jeff Duda des Capitales de Québec. Mais ce n’est pas une surprise. Le baseball indépendant, n’a pas encore toute sa reconnaissance auprès de Baseball Canada. Tout de même, Jonathan Malo des Capitales de Québec y sera. Il faut dire qu’il a bien fait l’an dernier à la Coupe du Monde et aux jeux Pan-Am. Jamie Richmond, un autre porte-couleurs des Caps, y sera aussi. On y retrouve également Andrew Albers, un ex-Capitales maintenant dans l’organisation des Twins du Minnesota au niveau AA.

Philippe-Alexandre Valiquette sera aussi de la composition de l’équipe. Le gaucher évolue maintenant au AA dans l’organisation des Brewers de Milwaukee. Shawn Hill des Blue Jays, maintenant au AAA, se joindra aussi au personnel de lanceurs.

Nick Werglaz, Adam Loewen, René Tosoni, Shawn Bowman, RJ Swindle et Tyler Gillies sont parmi les autres joueurs les plus connus de l’édition 2012 pour cette qualification.

L’équipe est solide. Plusieurs joueurs ont de l’expérience en compétition international. Toutefois, ça demeure un tournoi. Tout peut arriver et une élimination du Canada n’est jamais à exclure.

Voici le calendrier pour Équipe Canada

20 septembre, 2012
Partie 1: Grande-Bretagne vs Canada 7pm
21 septembre, 2012
Partie 2: Allemagne vs République tchèquec 7pm
22 septembre, 2012
Partie 3: Gagnant de la partie 1 vs Gagnant de la partie 2
Partie 4: Perdant de la partie 1 vs Perdant de la partie 2 (équipe perdante est éliminée)
23 septembre, 2012
Partie 5: Perdant de la partie 3 vs Gagnant de la partie 4 (équipe perdante est éliminée)
24 septembre, 2012
Finale: Gagnant de la partie 3 vs Gagnant de la partie 5 (le gagnant se qualifie pour la Classique Mondiale de
Baseball de 2013)

Du côté de la France, l’équipe sera essentiellement composée de joueurs de l’équipe nationale. Ils ont évité de faire l’erreur de monter une équipe de joueurs étrangers. Il y aura quand même des joueurs qu’on connaît bien.

René Leveret des Capitales de Québec fera partie de l’équipe en raison de ses origines françaises. Il vient de l’ile de Saint Martin. Leveret n’est rien de moins que le meilleur frappeur de la Can-Am en 2012. Un frappeur avec de la puissance, surtout pour cogner la balle d’aplomb dans les allées.

On retrouvera aussi un Québécois bien connu. Emmanuel Garcia qui a évolué dans l’organisation des Mets de New York. Un bon joueur défensif qui a de l’expérience.

Warren Coopman qui joue chez les Capitales Juniors de Québec sera également d’Équipe France. Ce dernier est Français d’origine.

Chez les autres joueurs notons la présence de Joris Bert, premier Français repêché par une équipe des majeures. On y retrouve aussi Frederic Hanvi qui a joué au Japon dans une ligue semi-pro et dans la ligue des recrues chez les Twins du Minnesota. Au monticule, Keino Perez a vu passablement d’action en baseball international tout comme Anthony Piquet.

La France devrait avoir un champ extérieur assez solide, une défensive parfois douteuse mais qui sera stabilisée par Emmanuel Garcia et René Leveret à l’avant-champ. Ils seront rapides. Il faudra exploiter cette vitesse au maximum. Le monticule manque de profondeur et de guerrier. De ce côté Éric Gagné pourra toujours leur transmettre quelques précieux conseils.

L’objectif est de réaliser un miracle et de secouer les piliers du temple en se qualifiant pour la Classique Mondiale. Je vous rappel que c’est un tournoi. Donc, tout est possible avec un bon plan de match et des joueurs qui tirent tous dans le même sens.

Peu importe ce qui arrivera l’expérience restera profitable aux joueurs pour la suite du développement de l’équipe nationale.  

jeudi 13 septembre 2012

Il va pleuvoir demain...


Après 140 matchs, il n y a plus de lendemain dans le baseball majeur. Tous les joueurs sont disponibles jour après jour. Il n’est plus question de ménager qui que ce soit, si votre équipe n’est pas à toute fin utile assurée de sa position en séries, ou déjà éliminée. Pour les autres, Il faut se référer au légendaire Léo Durocher qui disait, « Tu ne peux pas réserver un lanceur pour demain; demain il peut pleuvoir. »

La semaine en cours donne lieu à des affrontements entre adversaires directs pour une place en séries. On a ainsi droit à du gros baseball de séries avant les séries. Ça ne sera pas différent la semaine prochaine. On sent certains joueurs plus nerveux. Les bâtons sont plus serrés dans les mains, les muscles sont plus tendus, on est plus alerte mais à la fois plus vulnérables. L’erreur, c’est de chercher à trop en faire. Changer sa façon de jouer ne rend pas les joueurs meilleurs, juste plus inquiétants pour leur propre gérant. C’est souvent là que certains perdent leur concentration et la confiance en leurs moyens. Il faut savoir hausser son niveau de jeu, sans rien n’y changer.

J’ai souvent répété que le baseball était le sport le plus difficile et le plus éprouvant mentalement. Jouer sous pression au baseball n’a rien à voir avec les autres sports. Au baseball, tu es en mode attente. Tu ne sais jamais quand tu seras impliqué dans une action défensive. Et lorsque la balle arrive, t’as joyeusement intérêt à être prêt pour faire le bon jeu, et compléter cette action. Les moments d’attentes, vous laissent bien seuls; Seuls avec vous-mêmes. Vous avez le temps de penser. Au football, les coachs demandent un temps d’arrêt avant un botté de placement important pour faire penser le botteur et jouer dans sa concentration. Au baseball, tu vis ça entre chaque lancer. Dans les moments critiques, les joueurs plus anxieux, souhaitent ne pas voir la balle venir vers eux, alors que d’autres la demandent. C’est comme ça qu’on joue au baseball à partir de maintenant, et ça, jusqu’à la fin. Les moindres moments de répit arrivent comme des moments de grâce.

De leur côté, les gérants prient pour voir leurs partants se rendre en septième manche avec un espoir de victoire. Plus les jours avancent, plus les occasions de reposer des joueurs disparaissent. Les alignements élargis peuvent aider votre cause, à condition d’avoir une pause qui vous permette d’utiliser des réservistes ou des lanceurs rappelés des mineures. Le général de l’équipe doit pousser ses joueurs au maximum. Les lanceurs seront utilisés jusqu’à ce qu’il ne reste que des vapeurs d’essence dans le réservoir. S’ils ont lancé hier, tes meilleurs releveurs n’ont qu’à se préparer à lancer encore aujourd’hui. Après tout, perdent aujourd’hui, va assombrir le ciel demain. Et puis, il peut pleuvoir, n’est-ce pas?

 

  

mercredi 12 septembre 2012

Aumont fait renaître les Phillies

Philippe Aumont (Photo: Yong Kim/Philly.com)
Depuis que Philippe Aumont a été rappelé par les Phillies de Philadelphie, la troupe du gérant Charlie Manuel collent les victoires à un rythme tel qu’ils sont revenus dans la course pour la dernière place de wild card disponible dans la ligue Nationale.

Si vous croyez que c’est réduire à Aumont une excellente séquence collective, vous avez en parti raison. Sauf que l’enclos des Phillies était si mauvais que l’excellente performance d’Aumont a stabilisé une relève erratique. Il est tellement solide depuis son arrivée dans le grand circuit qu’il est devenu le dresseur de table de Jonathan Papelbon. En 8 sorties pour 7.1 manches, il a alloué 4 coups sûrs, 3 buts sur balles et 1 point. Il a pulvérisé 8 frappeurs à l’aide de prises, l’adversaire frappe pour un maigre .154 et il montre un WHIP de 0.95 avec un match sauvegardé en une occasion.

Son efficacité a permis aux Phillies de conserver de précieuses avances dans des matchs corsés. Vendredi dernier, il a passé deux frappeurs dans la mitaine en une manche, sans rien donner dans un gain de 3-2. Dimanche, il a été utilisé deux fois dans un programme double. Il a sorti le seul frappeur qu’il a affronté dans le premier match alors que le point égalisateur était en position de marquer dans une autre victoire de 3-2. Dans le second, il n’a rien concéédé en une manche, pour préparer la table à Papelbon qui a conclu un gain de 7-4. Il a remis ça hier soir en retirant deux frappeurs sur des prises pour un coup sûr dans une victoire de 9-7 alors que l’enclos n’avait pas fait le travail avant lui. S’il avait échappé un seul de ces matchs, on ne parlerait plus des Phillies aujourd’hui. Ils n’allaient nulle-part, avaient décidé à la fin juillet de se départir de Shane Victorino, Hunter Pence et Joe Blanton dans l’espoir de rénover leur formation pour l’an prochain. Soudainement, les voilà revenus dans la lutte.

La marge de manœuvre est mince, très mince pour Philly. Mais avoir de l’espoir, c’est mieux que d’être déjà mort. On n’insistera jamais assez sur l’importance d’un bon enclos. Les releveurs sont là pour conserver les avances, tirer les marrons du feu en situation critique et reposent les bras des partants. Un seul partant est utilisé par match mais plus d’un releveur la plupart du temps. Même les meilleurs partants ne peuvent compléter le quart de leurs matchs. Les releveurs sont là pour terminer le travail. Si une équipe tire de l’arrière, elle a des chances de revenir dans le match si ses releveurs font le boulot (Parlez-en aux Orioles). Un bon enclos, c’est des chances de victoires supplémentaires, l’inverse est un risque de défaites supplémentaires. La prestation d’Aumont, fait toute la différence dans cet élan inattendu des Phillies. Il apporte de la stabilité dans le dernier tiers des matchs. Ils en avaient plus que besoin.
 

mardi 11 septembre 2012

Pénurie de miracle


Ils ont beau tous implorer les dieux du baseball, il n y aura pas assez de miracle pour tout le monde. Déjà trois miraculés sont sur le sentier des séries. C’est beaucoup pour une seule saison. C’est même trop!

Les Pirates de Pittsburgh n’arrivent plus à accumuler les victoires. Chaque match est difficile. C’est en raison d’un monticule qui ne tient plus la route. James McDonald se fait frapper durement après une excellente première moitié de saison. En relève Chris Resop et Jason Grilli sont méconnaissable depuis le début du mois d’août. Ils auraient besoin d’un vétéran; un leader de préférence. A.J. Burnett n’est pas en mesure de remplir ce rôle. Ils ont besoin de se regrouper, mais vers qui les jeunes joueurs peuvent-ils se retourner dans le vestiaire en cette période de haute tension? Ils ne peuvent que se rabattre sur leur désir de vaincre et une intensité à toute épreuve. Mais encore. Ont-ils ces atouts ? Si oui, les dieux leur rendront bien.

Les Orioles de Baltimore sont une autre de ces belles histoires de la présente saison. Ils ont l’avantage de jouer sans pression. Ils sont sans complexe. Chaque fois qu’on les croit au tapis, ils se relèvent encore et encore. Ils jouent tellement mal que ça ne semble même plus les déranger. La rotation est très ordinaire, la défensive est digne d’un film des trois stooges. L’enclos fait le travail, mais les lanceurs commencent à montrer des signes de fatigue à force de sortir tôt tous les soirs. Au bâton, Mark Reynolds et Adam Jones ne pourront pas trainer cette équipe tout le mois de septembre. Brian Matusz, Jake Arrieta, Randy Wolf et Tommy Hunter ont été transformés en releveur faute d’efficacité comme partant. Joe Saunders ne pourra garder le cap de la rotation tout seul. Wei-Yin Chen commence à sentir le brûlé. Un autre asiatique qui commence à trouver que les voyages et les saisons sont longues dans les majeures. Non, il n y aura pas de miracle pour les Orioles.

Ne réveillez pas les A’s d’Oakland. Ils l’ignorent complètement, mais ils ont des chances de faire les séries. Cette équipe là joue comme s’il en était rien. Aucunement intimidés, ils n’ont peur de rien. Balayés par les Angels de Los Angeles en début de semaine dernière, ils ont répliqué en infligeant la même médecine aux Mariners de Seattle pour la terminer avec le résultat qu’ils se sont hissés comme meneurs dans la course au Wild Card #1. Ils sont d’une ténacité incroyable. Ils ont beau être traditionnellement ainsi, là, ils dépassent les bornes. Ils ont perdu leur meilleur lanceur, Bartolo Colon, alors qu’ils se débattent comme des diables dans l’eau bénite pour faire les séries. Ils en ont fait fi. Ils viennent de perdre Brandon McCarthy, leur second et dernier vétéran partant. Ils balaient les Mariners ensuite…Vous avez dit, « caractère ?» Les A’s ont un avantage que les deux autres n’ont pas. Coco Crisp, Grant Balfour, Pat Neshek, Brandon Inge, Seth Smith, Stephen Drew, George Kottaras et Josh Reddick, ont tous gagné quelque chose quelque part. Ils ont tous vécu l’ivresse d’une course aux séries, et même de jouer longtemps en octobre pour certains. Ce ne sont peut-être pas les plus grands leaders, mais ils ont observé et vécu comment ça se passe dans le vestiaire d’une équipe gagnante. Les A’s, seront un miracle.